Arles. Le programme détaillé de la Feria de Pâques.

La Feria d’Arles par le détail.

Edito.

Fidèles à leur volonté de répondre à toutes les sensibilités tauromachiques, les Arènes d’Arles dévoilent une programmation prestigieuse pour cette temporada 2019, avec des cartels bâtis pour satisfaire chacun.

Les figuras seront là : PONCE, MANZANARES, CASTELLA, PERERA ; Et des opportunités seront offertes à la nouvelle génération comme Alvaro LORENZO. Six Novilleros, six novillos français seront également au paseo.

Pour pimenter ce cycle, lui apporter une belle histoire et comme un symbole de l’éternel retour qui hante chaque torero, il y aura un retour exceptionnel pour une seule tarde, pour un seul jour, avec la star révolutionnaire des années 90 : CHAMACO.

Autres temps forts de ce cycle pascal, la corrida de rejon avec RUI FERNANDES, DIEGO VENTURA grand triomphateur de la saison 2018 et le retour de LEA VICENS.

La touche finale de la feria sera apportée avec la confrontation de THOMAS JOUBERT et ANDY YOUNES, deux matadors arlésiens qui se mesureront à trois élevages emblématiques : Pedraza de Yeltes, Torrestrella et El Tajo y la Reina.

Arles mise une fois de plus sur la diversité des encastes et sur un équilibre toriste et torerista avec les autres élevages Garcigrande, Jandilla et Los Espartales.

Pour la Feria du Riz, un événement dans l’événement de « la Goyesque d’Arles » avec la despedida de JUAN BAUTISTA en mano à mano avec la nouvelle star ROCA REY devant 6 élevages différents. La scénographie sera un hommage à Vincent Van Gogh en collaboration avec la Fondation Vincent Van Gogh d’Arles.

Le dimanche signe le retour des Palha à Arles, symbole de « fureur, terreur et épouvante » depuis plus d’un siècle pour Octavio CHACON, Pepe MORAL et un triomphateur 2019 à déterminer.

Nous vous souhaitons de prendre autant de plaisir à suivre ces cartels que nous en avons à vous les présenter.

Ludi Arles Organisation

Le programme.

Vendredi 19 avril – 16h30 – Course Camarguaise.

L’élite de la course camarguaise : les meilleurs raseteurs, les meilleurs taureaux, c’est la tauromachie de notre terroir qui, comme chaque année ouvre notre Feria.

https://youtu.be/WlVrByUgcZE

Samedi 20 avril – 16h30 – Corrida

Générations exceptionnelles.

Pour ouvrir la feria en mode majeur, Arles réunit le meilleur de trois générations. Qui mieux qu’Enrique Ponce dont le toreo se bonifie au gré des années, au point qu’après trente temporada d’alternative il demeure la référence absolue entre pouvoir de domination et esthétisme, pour diriger la lidia ? Pour l’accompagner, José Maria Manzanares, artiste à l’esthétique parfaite et à la technique aboutie, dont les triomphes ne se comptent plus dans les plus grandes arènes. Et pour compléter ce cartel d’ouverture de très haut niveau, Alvaro Lorenzo, grand triomphateur de Madrid l’année dernière.

Pour leur permettre de s’exprimer, la ganaderia de Garcigrande, toujours excellente à Arles, a été retenue.

Dimanche 21 avril – 11h00 – Novillada

Six pour six, la richesse des terroirs

Comment mieux montrer la richesse de la tauromachie française qu’en permettant à six espoirs gardois, catalans, landais et provençaux, dont un débutera avec picadors, d’affronter six ganaderias des Bouches-du -Rhône, de l’Hérault et de Gascogne, dont quatre se présenteront à Arles à ce niveau ?

Diversité de styles, diversité d’encastes, diversité de terroirs, la surprise, le talent et la bravoure seront au rendez-vous d’une matinée qui symbolisera la vitalité et l’enracinement de notre culture, et confirmera que l’avenir est assuré.

Dimanche 21 avril – 16h30 – Corrida

« CHAMAAACOOOOO ! »

Qui ne se souvient de ce cri rauque électrisant le public chaque fois que Chamaco apparaissait au paseo ? Un cri en forme d’espérance pour symboliser l’impact formidable d’un torero atypique qui, dans les années 90, recula les limites du toreo ojédien.

De manière exceptionnelle et pour une seule corrida, Chamaco reprend l’épée à Arles pour se mesurer à ces deux toreros au sommet de leur art. Perera, on s’en souvient, coupa deux oreilles l’an passé dans l’amphithéâtre, le jour où un grand toro de Jandilla fut gracié. Quant à Castella, l’équilibre obtenu entre la fluidité de sa gestuelle et son aguante fait de lui la référence des jeunes générations.

Lundi 22 avril – 11h00 – Rejon

Ventura au sommet.

Une queue coupée à Arles et à Madrid en 2018, un toro gracié à Mexico, Diego Ventura s’est emparé du sceptre du rejoneo et entend bien le conserver. Lea Vicens, elle, s’est installée au sommet du classement en triomphant partout où elle a toréé, exploit qu’aucune rejoneadora n’avait réalisé avant elle. Rui Fernandes, pour sa part, est un des plus purs représentants de l’école portuguaise. Pour leur permettre de s’exprimer au mieux, les Murubes de los Espartales ont été retenus.

Lundi 22 avril – 16h30 – Corrida

Mano à Mano Arlésien.

Loin d’être un mano a mano de circonstances, celui qui opposera les matadors arlésiens Thomas Joubert et Andy Younes est au contraire chargé de sens : les deux ont triomphé avec force à Arles, le premier en 2017, le second en 2018 ; les deux ont conquis le respect de l’aficion française en faisant preuve de talent et d’abnégation : le premier en imposant son toreo vertical jusqu’aux ultimes conséquences à Bayonne, le second en se hissant à la hauteur d’un grand toro de Jandilla dont il obtint la grâce à Arles.

Pour permettre à leur confrontation de s’élever au rang d’événement, trois ganaderias de première importance se mesureront également entre elles : Pedraza de Yeltes, dont l’image torista n’est plus à démontrer, Torrestrella, élevage mythique triomphateur à Bilbao, et El Tajo y la Reina (Joselito), dont la corrida madrilène fut excellente l’an passé.

Espace Toros