Béziers. Présentation officielle de l’ouvrage « Arènes de Béziers – 120 ans de passions ».

Samedi 8 décembre, les Éditions du Chameau Malin, dirigées par Alex Bèges, présentaient par la voix de Jacques Nougaret, le livre maintenant en librairie « Arènes de Béziers. 120 ans de passions« .

Dans un format de 21/30cm, près de 500 pages de textes (dont  290 sur la tauromachie) rédigés par de nombreux collaborateurs comme Pierre Alazard, Francis Andreu, Gérard Bel, Hugues Bousquet, Robert Cavalié, Michel Fournier, Jean-Pierre Nitus, Jean Sagnes et Max Tastavy, auxquels il faut ajouter de nombreux témoignages.

Une très riche iconographie (plus de 300) dont des photographies de Patrick Colléoni, Roger Mimault, Noël Morato, Robert Rivière, Joël Sidobre, Pierre Saliba… 

Ci-dessous un article de Jacques Cros sur cette soirée qui a connu une belle affluence.

De gauche à droite : Tierry Girard, président de la Fédéartion des Clubs Taurins du Biterrois – Michel Bousquet, musée taurin et président de l’UTB – Bertrand Couronne, président de la Société des Arènes – Robert Ménard, maire de Béziers et Benoit d’Abbadie, adjoint chargé de la Tauromachie et président de la CTEM.

« C’est un ouvrage collectif qui raconte l’histoire de ce monument de notre ville qui a joué un rôle important dans divers domaines : tauromachie, lyrique, festive, sans oublier ses dimensions sportives, sociales et politiques. Il est publié par les Éditions du Chameau Malin. Le prix en est de 39 €. Sa couverture reproduit un tableau de Michel Gelly, un peintre amateur de Béziers et au verso un autre tableau de Jacques Charvet. L’ouvrage était présenté, et proposé au public, ce samedi 8 décembre au Palais des Congrès. Le mundillo était à pied d’œuvre. C’est en effet autour de l’aficion que l’œuvre a été réalisée.

Les arènes que nous connaissons ont été construites à partir de 1897. Achevées en 1901, elles ont été utilisées avant d’être terminées. D’autres arènes avaient vu le jour avant elles, mais celles-là ont bravé le temps. Si l’on exclut les arènes gallo-romaines, Béziers a connu cinq lieux où a été pratiquée la tauromachie. Les arènes qui ont précédé l’édifice actuel, sises elles aussi au plateau de Valras, étaient en bois et ont été incendiées par un simple d’esprit. Les arènes actuelles du plateau de Valras ont été menacées d’être rasées et leur activité actuelle est à l’image du contexte économique et social que nous connaissons, en déclin.

Jacques Nougaret et Robert Cavalié

Ceci étant, ceux qui ont participé à l’élaboration de ce livre ont décrit quelques aspects de l’utilisation du monument culturel qui a été emblématique. Ils se sont aidés pour ce faire d’images projetées sur un écran. C’est ainsi que nous avons pu voir une vidéo, tournée en 1899 par des assistants des Frères Lumière, montrant un paseo. Pas très différent de ce qu’il est aujourd’hui. Mais les arènes ont servi à la représentation de spectacles. Le lyrique a eu son heure de gloire avec le mécène Castelbon de Beauxhostes. On connaît le succès de Déjanire, l’opéra de Saint-Saëns ! Cela nous a été exposé, illustrations à l’appui.

D’autres éléments nous ont été donnés avec les spectacles de variétés qui ont connu l’engouement du public dans les années 60. Les chanteurs les plus célèbres se sont produits dans les arènes de Béziers. La feria, créée en 1968, a relancé leur activité dans ces domaines. A signaler aussi les reconstitutions historiques qui ont eu lieu sous la houlette de l’association «Réussir à Béziers».

Des rencontres sportives, notamment de la boxe, du cyclisme, de l’équitation, du tennis… ont également eu lieu sur le site. Et bien sûr, le livre en fait état, des meetings politiques s’y sont tenus, comme en 1905 avec la présence de Jean Jaurès dans le cadre de l’unification des partis se réclamant du socialisme qui avait conduit à la naissance de la SFIO.

Plus près de nous, en 1995, les arènes avaient été le théâtre d’un rassemblement très fourni dans le cadre de l’action contre la réforme des retraites que le pouvoir tentait d’imposer. Succès de circonstance, remis en cause quelques années plus tard avec l’approfondissement de la crise.

J’ai deux souvenirs personnels de ces arènes. Le premier est une manifestation viticole qui s’y était tenue, je pense en 1954, à laquelle j’avais participé. C’était l’occasion d’une sortie. Je me rappelle avoir pris, en gare de Cessenon, le train mis gratuitement à la disposition des viticulteurs. Le second concerne un spectacle de Holiday on Ice. Un orage l’avait annulé alors que nous étions déjà installés sur les gradins. C’était en 1959 et un accident mortel s’était produit dans la cohue de l’évacuation ».

Le verre de l’amitié a conclu cette soirée de présentation.

Reportage : Hugues Bousquet (http://lotaureroge.canalblog.com/). Photos : Gérard Sendra)

L’ouvrage est en vente à Béziers :

  • à la librairie du Chameau Malin, 9 rue Montmorency (06 13 05 50 05).
  • à la Librairie des Sources (ex-Clareton), Allées Paul Riquet.