Séville. 29 septembre. Oreille pour Padilla et Roca Rey lors d’une tarde sans toros.

No hay billetes hier pour les adieux de Juan José Padilla à Séville avec un public qui salua le jerezano d’une grande ovation à l’issue du paseillo, ce dernier gagnant le centre du ruedo pour saluer.

Hélas, le bétail ne fut pas à la hauteur de l’événement. Des toros de Olga Jiménez (1º et 2º), Peña de Francia (3º) et Hermanos García Jiménez (4°, 5°, 6° et 6° bis), anovillados pour une bonne moitié, justes de présence et de forces, mansos et décastés. Tous furent sifflés à l’arrastre à l’exception du quatrième.

Bref des toros que l’on rencontre souvent sur le passage des figuras, et comme par hasard, … Morante de La Puebla était là !

Le premier toro de Juan José Padilla, manso et fuyard, ne permit pas grand chose au garçon qui fit pourtant son possible pour essayer d’en tirer le minimum syndical. Peine perdue. Silence. Heureusement Juan José tomba sur le quatrième qui s’afficha un peu au-dessus du lot. Padilla s’accrocha, en tira quelques séquences de bonne facture, sur la corne droite surtout, et le tua d’une estocade trasera, un ensemble qui lui permit de récolter un trophée pour ses adieux à la Maestranza.

Le second permit à Morante de La Puebla de laisser des détails isolés, tant au capote qu’à la muleta avant d’en finir d’une estocade basse au second assaut. Silence. Le petit cinquième se laissa embarquer dans le capote de Morante qui dessina quelques bonnes véroniques et une demie de la casa. Au dernier tiers, le bicho se dégonfla très vite après deux tandas droitières, empêchant toute suite. Encore une lame latérale pour en finir. Salut.

Andrés Roca Rey ne put tirer grand chose d’un premier toro qui se blessa en début de faena. Silence. Le jeune péruvien se montra très au-dessus d’un sixième anovillado lui aussi, signant une faena majoritairement droitière terminée par bernadinas serrées. Oreille malgré un pinchazo hondo en guise de conclusion.

Photo : plazadetorosdelamaestranza.com