Carlos Ochoa se retire des ruedos.


Le novillero madrilène Carlos Ochoa a annoncé hier via un communiqué sa décision de se retirer des ruedos.

« Je me retire. Je me retire de ce qui jusqu’à aujourd’hui a été ma vie, de la profession la plus belle qui existe, je me retire de la profession la plus authentique qui soit et qui le sera toujours.

Précisément ma décision est due au fait , après avoir réfléchi et mûri cela durant plusieurs jours et plusieurs nuits, que je ne suis pas prêt à payer le prix qu’ont payé tant de toreros, et spécialement mon grand ami Victor Barrio.

A mon avis, un homme qui n’est pas prêt à se jouer la vie, dans tout le sens du terme, ne devrait jamais enfiler le costume de torero. D’abord parce que ce serait tromper les gens qui paie pour le voir, ce serait tromper le toro qui met sa vie en jeu toutes les tardes, et ce serait se tromper lui même.

C’est pour cette raison que j’ai décidé de me retirer. Parce que j’ai avancé dans cette profession toujours avec vérité et droiture, en respectant et en aimant le toro et ce métier par dessus tout. Et par respect envers le toro, la profession et l’habit de lumières, je crois que si je ne suis pas prêt à jouer ma vie, je ne dois plus revêtir l’habit de torero.


Enfin, je dois être reconnaissant à ce mode de vie que j’ai eu durant toutes ces années pour ce qu’il m’a apporté et pour tout ce que j’en retire. Et surtout je dois remercier tous ceux qui ont été jour après jour à mes côtés, tous ceux m’ont accompagné dans ce merveilleux voyage, et merci aussi à tous ceux qui me l’ont quelquefois rendu difficile car ils m’ont forcé à donner le meilleur de moi même dans les arènes. Mais surtout merci au toro, car c’est lui qui réellement mérite tout.

Je pars conscient du privilège que j’ai eu de fouler le sable des arènes les plus importantes avec la satisfaction d’avoir cheminé droit tout le temps. Et je pars serein d’avoir toujours respecté par dessus tout le toro, le toreo et tous ceux qui aiment et respectent cette profession, ceux qui sont prêts à jouer leur vie et à enfiler ce costume magique tarde après tarde.

Merci pour tout.«