Mont-de-Marsan. 21 septembre). Une grande vache du Lartet et une oreille pour Dorian Canton.

Et soudain, dans cette présentation de vaches en tienta, Alma Serena, La Espera,… surgit un animal du Lartet, une vache de Jérôme Bonnet, plutôt bien faite, bien proportionnée et surtout redoutablement armée pour l’avenir et ceux de ses toros.

Face à elle, de cape, où il fut parfait, et de muleta, où il dut par moments se battre avec conviction, Stéphane Fernandez Meca. Il avait repris les trastos pour son copain Jérôme. «C’était une vache très compliquée, très exigeante pour le torero, mais un animal parfait, comme en rêvent tous les éleveurs, chaque matin», confiait Stéphane à l’issue du combat.

Une vache qui a mis en joie tout le clan Bonnet, même Paul, le père, qui, exceptionnellement, avait choisi le callejon pour suivre le combat.

Après un beau tercio de cape, on se retrouvait face au cheval où la vache revenait contre le flanc comme s’il s’était agi d’une muleta. Trois fois, quatre fois, avec une énorme bravoure. Elle parvenait presque à traverser tout l’arène. Un moment que les aficionados ont parfaitement compris et apprécié. 

Mais le combat était loin d’être gagné ! Il fallait toute la science et la volonté de Stéphane Fernandez Meca pour s’imposer. Une vache exigeante, agressive, que Stéphane toréait rapidement par le bas, lui faisant manger le sable pour s’imposer. Un travail qui finit par payer et démontrer que Stéphane était bien au-dessus de l’animal.

Il appelait Jérôme Bonnet à saluer en piste pour un exemplaire aussi parfait et totalement dans la ligne d’une tauromachie vérité.

Auparavant, avec des vaches de La Espera et de Alma Serena, on avait pu apprécier le tout jeune Tristan Barroso, Solalito et Cristina Sanchez. De bons moment mais qui n’eurent pas l’intensité de la rencontre avec la vache du Lartet.

Avec Cristina une faena qui rappela que dans les gradins se trouvaient  Francisco Ruiz Miguel et José Luis Palomar. Cristina fut parfaite après quelques hésitations au début. Mais elle fut assez vite à la hauteur de l’animal  sans rien oublier de sa personnalité.

Cette partie fiesta campera se terminait avec deux novillos sans picadors, le premier d’Alma Serena pour Yon Lamothe qui, face à un bicho lourd et agressif, apprécia l’intervention du picador qui lui permit une faena normale. Après une demi-lame et un pinchazo, il salua.

Dorian Canton, agréable à la cape, parvint avec le novillo du Lartet, à construire une faena difficile, et à trop se confier, il subit une spectaculaire voltereta. Finalement, sur un coup d’épée parfait et fulgurant, il coupa une oreille.

Une fiesta campera particulièrement agréable. Bravo et à bientôt !

Reseña et photos : Jean-Michel Dussol.