Carnet de voyage. Barbastro : lorsque la France s’exporte en Aragon.

A cette corrida du 8 septembre à Barbastro, la France était omniprésente.

En effet, dans le public, beaucoup d’aficionados français de Nîmes, Arles, Béziers, Toulouse, Condom, Vic… mais aussi en piste avec Marc Serrano, des toros du fer Camino de Santiago de Jean-Louis Darré, un sobrero de Gallon Frères, et chose plus originale, des alguaziles français. Le drapeau tricolore avait été hissé sur les gradins.

Sous une météo idéale, ambiance festive et jeune sur les gradins remplis aux 4/5, des toros de présence sérieuse pour la catégorie de la plaza, sauf les deux premiers aux cornes plus complaisantes, mais discrets au cheval et manquant de chispa. Le Gallon tardo et compliqué.

Marc Serrano, malgré un manque de contrats, s’en est bien sorti. Il péche toutefois aux aciers au premier (un avis mais belle ovation). Au second, il est allé véritablement chercher son oreille avec un cornu qui, dès le début au capote, l’a envoyé littéralement en l’air contre les planches. Il démontra son courage et connecta bien avec les gradins.

Antonio Nazaré a été plus prudent et marginal mais il coupe tout de même une oreille à son premier après une épée tombée. A son second, remplacé pour boiterie par un Gallon, il ne put s’accorder avec un joli bicho compliqué, tardo et violent (silence).

Joaquin Galdos (remplaçant Manuel Escribano blessé) a été assez sérieux avec son premier toro auquel il coupe les deux oreilles. Avec son second, bien armé, le meilleur du lot, il perd certainement un trophée à la mort. Le jeune péruvien fit l’effort à la muleta.


Toujours à noter l’accueil exceptionnel de l’Association Culturelle des Amigos de la Plaza de Toros de Barbastro, soutien sans faille de cette seule corrida annuelle.

Reseña : Christophe Dumond. Photos : Cathy Philibert.