Bayonne. 1er septembre (matin). Yon Lamothe sacré vainqueur des novillada sans picadors.

Belle entrée pour une novillada sans picadors, soleil éclatant, température agréable. Quatre erales du Lartet de Paul et Jérôme Bonnet, parfaitement présentés, lourds et imposants.

  • Pablo Paez (rouge et or), au premier, un pinchazo, une entière, un descabello, avis, vuelta ; au troisième, une entière, un descabello, vuelta.
  • Yon Lamothe (bleu marine et or), au deuxième, une entière, une oreille ; au dernier, une entière, un descabello, avis, salut au centre.

Yon Lamothe a remporté sans trop de problèmes, la finale des novilladas sans picadors de la saison taurine bayonnaise. Pablo Paez, son challenger, ne s’est jamais montré sous son meilleur jour… Mais le grand vainqueur est sûrement le lot de novillos du Lartet amené par Jérôme Bonnet sur les rives de l’Atlantique… et un certain premier novillo qui méritait très largement une vuelta qui ne lui fut pas accordée.

Dès le début ce fut la competencia à la cape entre les deux garçons. Une concours de quites et de cape qui tourna rapidement à l’avantage du Bayonnais Yon Lamothe.

Pablo Paez aura, tant à la cape qu’à la muleta, d’excellents moments, mais avec le drapelet on est obligé de constater qu’il est souvent dépassé et doit reculer, surtout devant ce premier eral qui a tous les stigmates d’un novillo à piquer. Sa façon de charger est admirable avec cette tête qui plonge et se relève comme le ferait un vrai Saltillo. Ce novillo ne quittera jamais le centre de la piste, fonçant sur la muleta à son moindre mouvement. Le toro sera chaleureusement applaudi au moment de l’arrastre.

Avec son second adversaire, tout aussi impressionnant de gabarit et au marron colorado Cebada Gago, Pablo Paez ne témoignera pas de davantage de sérénité que lors de sa première sortie. Il est si peu sûr de lui qu’il en perdra la muleta. Dommage pour ce garçon qui a d’autres qualités par ailleurs.

Yon Lamothe, chaque fois bien à la cape, montre tout d’abord son aisance à droite où il exécutera un vrai festival, passant parfois sur la gauche où manifestement il est bien moins à l’aise. Et pourtant c’est sur cette main qu’il imposera sa domination sur l’animal. Le dernier, celui qui aurait dû être celui de la grande consécration, sera plus retors. Il l’a brindé à son grand père, l’organisateur Alain Lartigue.

Il aura du mal à entrer dans la faena et il doit se battre avec un eral particulièrement compliqué, qui, par moments, rompt le combat. Mais Yon sûr de lui terminera avec les honneurs.

Jérôme Bonnet recevait un prix pour sa novillada de 2017. Il peut déjà s’inscrire pour l’an prochain avec le bétail qu’il a présenté à Bayonne.

Reseña et Photos : Jean-Michel Dussol.
Reportage photos : Jean-Pierre Souchon.