Dax. 14 août (matin). Yon Lamothe vainqueur des NSP.

Le concours des novilleros de Dax a été remporté par Yon Lamothe, de l’école taurine de Richard Milian, qui a coiffé sur le fil le jeune Solal Calmet, Solalito, élève de Serge Alméras et Denis Loré.

Un concours bouleversé par la pluie. Elle a empêché le déroulement des éliminatoires, lundi matin. Tout a été renvoyé au 14 au matin, sélection et finale. Au total neuf erales… Tout de même un peu long.

On a donc commencé avec les toros de Jérôme et Paul Bonnet. Un lot particulièrement travaillé, lourd, plutôt haut sur pattes, très agressif, revenant sans cesse dans la muleta et qui a souvent posé des problèmes aux apprentis torero.

Alejandro Cano en a payé le prix fort avec une sérieuse cornada au niveau de la cuisse gauche. Le jeune homme, pourtant le plus ancien dans le métier, semblait manquer de beaucoup de pratique.

Son eral a été tué par José Antonio Valencia, une vénézuélien résidant à Arles, élève d’Agustin Losada, u garçon (en vert et or) qui par la suite livrait quelques belles séries à droite mais était beaucoup plus hésitant à gauche. (trois pinchazos et une entière vuelta).

Valentin Hoyos Calama (bleu et or), habitué du Sud-Ouest, ne trouva jamais le bon rythme et resta le plus souvent à droite (deux pinchazos et une entière, salut).

Solalito (bleu marine et argent), probablement impressionné par le gabarit du quatrième, un excellent eral, ne fut que l’ombre de lui-même. Souvent hésitant, il prit une sévère correction mais montra un peu plus de métier par la suite. Il terminait sur la main droite (un mete y saca, trois-quarts de lame, deux descabello, avis et vuelta).

Par contre pour terminer cette première série, Yon Lamothe, très bien et classique à la cape, trouva rapidement la distance et signa un véritable festival sur les deux mains. Sa présence en finale était indiscutable.

Le jury choisit aussi Solalito… Il ouvrait la rencontre devant les Guadaira, face à un jabonero façon Prieto de la Cal. Comme par magie on retrouva le torero arlésien comme on le connaissait, ayant surmonté la pression d’une arène très confortablement remplie. Il fut complet tout au long de sa lidia, tuait d’une quasi-entière et coupait une oreille. S’il fut chaque fois très applaudi aux banderilles, il ne surmonta pas tous les problèmes posés par son second Guadaira (deux entières, deux pinchazos, salut).

Yon Lamothe fit preuve lors de ses deux sorties d’une aisance déconcertante. Un premier tercio de cape classique, un second à genoux. Au début il dut faire face à un eral très faible qui limita ses prétentions. (une entière, trois descabellos, silence). Le second, il sut le mettre en valeur en citant de loin et faire profiter à tous les aficionados du beau galop de l’animal. Il fut désarmé, chiffonna un peu et finalement se retrouva pour conclure à la perfection (une entière, une oreille).

Entre les deux novilleros, de styles très différents, il y a peu pour désigner un vainqueur. Yon a été très bien. Solalito n’a jamais baissé les bras et c’est une qualité.

Reseña et photos : Jean-Michel Dussol.