Riscle. 4 juillet (matin). Nino séduit face à d’excellents Lartet.

Novillada sans picadors, petite demi-entrée, deux heures dix de spectacle, soleil et chaleur.

Quatre erales du Lartet (Jérôme et Paul Bonnet), sans excès de tamaño mais d’une présentation morphologique parfaite, de véritables petits toros. D’un comportement parfait aussi, ne quittant jamais la muleta et revenant sans cesse sur le leurre. Une caste de combattant. Jamais compliqués à la muleta, mais très exigeants et demandant beaucoup de présence pour le torero.

  • Valentin Hoyos Calama (vert et or), au premier, un pinchazo et une entière, salut ; au troisième, une entière, une oreille.
  • Nino Julian (blanc et argent), au deuxième, une entière, une oreille ; au dernier, une entière, et une deuxième entière pour s’entraîner, salut.

Quatre novillos, quatre coups d’épée. Deux novilleros qui voulaient se battre, surtout Nino Julian, et un lot d’erales de Jérôme et Paul Bonnet qui, une fois au centre de la piste, face à la muleta, n’ont plus jamais quitté le leurre. Une race et une caste de grande classe. Il y avait tout dans la chaleur qui montait peu à peu, de quoi vivre une excellente novillada. Des novillos de grande classe sans excès de poids, mais bien armés et toujours présents.

Valentin Hoyos Calama fut un peu décontenancé à la cape, mais signa tout de même une belle véronique et une demie séduisante. Puis, après deux passes de châtiment,  il se lança dans une faena assez facile avec beaucoup de maîtrise, surtout sur la main gauche. Un moment agréable mais sans jamais aller au fond des choses. Il revint avec beaucoup d’élégance à la cape, quand enfin, il put intéresser l’animal. Mais on était désormais entré au cœur de l’essentiel. Tentant parfois de citer de loin, il se montra plus à l’aise à droite. Là aussi une faena intéressante.

Nino Julian, une véritable découverte que ce gamin qui semble n’avoir qu’une envie, bouffer du toro. Il débute en demeurant maître à la cape avec quelques véroniques rapides mais qui paraissent efficaces. Il nous surprend aux banderilles,  brinde au public et ouvre une faena avec la main très basse. Peut-être un peu trop en raison de la noblesse de l’eral. A gauche, il se fait aviser, malgré quelques beaux gestes. Il revient avec encore plus de «ganas» et se fait applaudir sur un final de cape animé et fleuri à la mexicaine. Banderilles, brindis à ses parents et Nino Julian se lance dans une faena qui ne peut laisser personne indifférent. Il est complet sur les deux mains, chaque fois sûr de lui, avec des attitudes de torero d’alternative confirmé. On termine sur quelques derechazos sans épée. On aime le courage et la volonté du garçon. Hasta pronto Maestro !

Reseña et photos : Jean-Michel Dussol.