Istres. Les toros sont arrivés.

 

Les toros sont arrivés et la billetterie re-fonctionne. De plus le beau temps devrait être de la partie !

Une fois de plus, la feria istréenne débute en fanfare, puisque « Monsieur Ponce » a accepté la proposition des organisateurs locaux; affronter au Palio, les toros gris d’Adolfo Martin, le seul élevage d’origine Albaserrada encore inédit à Istres. Pour cette corrida d’ouverture, le maestro de Chiva partagera l’affiche avec Curro Diaz et Paco Ureña, deux toreros en pointe en 2017 et spécialistes de cet encaste si particulier. Trois matadors artistes et poderosos et une ganaderia jamais facile à affronter… On ne devrait pas s’ennuyer à cette course !

En 2016 la novillada matinale de la feria avait été excellente, elle revient cette année le samedi 16 juin au matin… L’élevage choisi, qui se présente au Palio, est de garanti : « Virgen Maria » (propriété du Français Jean-Marie Raimond, installé depuis quelques années en Andalousie). En effet, ce bétail d’origine Victorinodel Rio, devrait donner du jeu et permettre aux jeunes novilleros de se et de nous régaler ! Le chef de lidia de la course sera le Nîmois Adrien Salenc. Triomphateur au Palio voilà deux ans, il revient à Istres pour couper des oreilles, car après son terrible accrochage de Calasparra en septembre, qui a failli être tragique, il désire vite rebondir. Le deuxième novillero de la matinée est un garçon « blessé ». Oublié en 2017 par l’empresa d’Albacete, alors qu’il venait de triompher dans ces arènes et malgré une grève de la faim devant la porte de la plaza, il n’a pu toréer ! Istres lui tend la main… Inutile de dire que le jeune torero a les crocs, et vient lui aussi pour triompher. C’est l’Istréen Vincent Perez qui clôturera le cartel. Il débute en piquéedans sa ville, devant sa famille, ses amis, sa peña, en compagnie de novilleros plus aguerris ! Il va lui falloir assumer une grosse pression et hisser le pavillon de la révolte pour ne pas rater ce rendez-vous capital ! On lui souhaite de réussir…

Quatre inédits au Palio pour ce rendez-vous particulier ! Tout d’abord, présentation à Istres, des « Conde de la Corte » du Curé de Valverde, qui sortent habituellement dans les ferias toristas. Un élevage proche de nos arènes, et encore tout auréolé de sa magnifique prestation en juillet dernier à Orthez. Ce sera la seule corrida complète de la ganaderia cette année. Pour affronter les sérieux pupilles de Jean- Luc Couturier, les organisateurs ont constitué un cartel d’hommes. Le chef de lidia sera Morenito de Aranda, un torero tout terrain sur qui on peut compter dans ce type de course, le second, le sévillan « Pepe Moral », peu connu chez nous, mais qui doit sortir de son anonymat car il torée vrai et souvent avec profondeur.

Encore des inédits au Palio ! Tout d’abord la présentation des célèbres toros à l’étoile : « Les Jandillas ». Un élevage redevenu très en forme ces dernières saisons, et que toutes les plazas souhaitaient mettre à l’affiche cette année. Heureusement, précautionneux et bien inspirés, les organisateurs locaux avaient pris une option pour un lot, voilà plusieurs mois… C’est Antonio Ferrera qui sera le chef de lidia. « L’Extremeño », écarté des ruedos suite à des blessures, a ressurgi de nulle part, pour s’affirmer en tant qu’artiste. Torero complet, il a pris en 2017 une énorme dimension. Sébastien Castella sera le deuxième de ce cartel. L’année passée, après trois ans d’absence, il nous avait enchantés par son entrain retrouvé, (coupant trois oreilles). Pour son 10ème paseo au Palio, il viendra sûrement pour enfoncer le clou ! Le troisième comparse de cette course, est le jeune Mexicain, Luis David Adame, le petit frère de Joselito, qui ne vient pas pour faire de la figuration mais pour s’imposer grâce à de belles qualités artistiques.

Depuis deux ans, cette corrida du dimanche après midi est particulière… Les organisateurs ont ainsi donné carte blanche à la Peña Chicuelo, et son chef Rudy Nasri, la chanteuse lyrique Asae Suzuki accompagnée de ses choeurs et le guitariste Lucas Romero pour « allumer musicalement », cette ultime course du cycle Istréen ! Côté toreros, le maître Enrique Ponce, assumera son deuxième cartel ici. Suite à son solo magique, le valencian règne avec grâce sur le Palio et chacune de ses « faenas musicalisées » enivrent le conclave… En juin dernier, lors de la corrida de clôture, Juan Bautista avait coupé quatre oreilles ! Lui aussi, est in-con-tour-na-ble à Istres car il paie toujours comptant… et quel matador ! C’est le jeune Ginès Marin, révélation de la temporada 2017, qui tirera le rideau de la feria 2018… Torero plein de talent et de recours, malgré son jeune âge, il n’a pu, l’année dernière, face aux fades Zalduendo, montrer son savoir et sa plastique… Les toros de Juan Pedro Domecq, seul élevage conservé depuis trois ans, devraient l’aider d’avantage à briller ; et puis dans un tel contexte, et avec la musique de Chicuelo… il ne peut que se lâcher !

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