Paris. Le Ruedo Newton reçoit Franck Evans.

Ce mardi 29 mai à 20h00 au J’GO, 4 Rue Drouot, le Ruedo Newton reçoit Franck Evans, torero britannique, en présence du plus british des chroniqueurs du Sud-Ouest, Zocato.

A l’angle d’une rue de plus.                  

Le jeudi 5 mars 1971, la « 3R » roule dans Salford. La 3R, c’est la Rolls-Royce Royale. Salford est une ville de 72.552 habitants, la banlieue nord de Manchester City. Salford veut dire le « gué des saules ». Elle est jumelée avec Narbonne, Clermont-Ferrand et Saint-Ouen. Rugby.

Ce jour de Mars, il n’y a aucune raison qu’il pleuve. Le Duc d’Édimbourg est en visite. A l’angle d’une rue de plus, Ralph, le maire, Ralph, lui demande: « Il semble que votre fils, le Prince Charles soit en voyage en Australie ?».

– Oui, il est parti découvrir la faune sauvage, épouser quelque frayeur…

– Que fait le votre, mon cher Ralph ?

-Il est torero.

Des circonstances particulières et indépendantes de sa volonté, n’ont pas permis au Ruedo Newton de recevoir « El Gallo », Juan Belmonte, Luis Freg, Manolete, José-Maria Montilla ou Luis-Miguel Dominguin.

Le mardi 29 Mai, Frank Evans « El Ingles », l’unique matador de toros de sa Gracieuse Majesté sera parmi nous. J’ai rarement éprouvé autant de respect et d’émotion à recevoir ce torero.

Trois chiffres : 76 ans, 42 corridas, 118 festivals. Vendredi dernier, je lui montre les bureaux du journal Sud-Ouest. Frank Evans reçoit un  SMS, il torée le 5 août dans la province de Plasencia (Estrémadure) avec Finito de Cordoba, Javier Conde et Mari Paz Vega.

– Je ne sais pas si j’estoque le premier, question d ‘ancienneté…

Renseignement pris, c’est Finito qui débutera. Il a pris l’alternative le 25 Mai 1991, chez lui à Cordoue. Frank Evans, quatre mois plus tard.

Dans les couloirs du journal, je lui ai vu un certain soulagement. Frank n’essuyait pas les plâtres. Pour une fois où un matador anglais, le seul de l’histoire du Toreo, ne passe pas en vedette américaine.

De grâce, venez, je vous en conjure. Et si jamais d’ici-là, vous croisez à l’angle d’une autre rue de plus, Victorino Martin, demandez-lui comment toréa un matin de tienta, un certain Frank Evans « El Ingles ».

Zocato