Cordoba. 26 mai. Morante de La Puebla ouvre la Puerta de los Califes, mais…

Seconde corrida de la Feria de la Salud avec des toros de Juan Pedro Domecq nobles mais justes de présence et de forces. Evidemment ces bichos n’étaient pas pour Fulano ou Mengano, mais pour un cartel de « figuras » composé de Finito, Morante et Roca Rey. 

Finito de Cordoba, après une période de flottement, est revenu dans le circuit face aux toros qu’il « combattait » avant son éclipse. Non il n’a pas eu le pundonor de se remettre en question comme l’a fait Daniel Luque qui affronte maintenant de vrais adversaires. Alors est-il vraiment nécessaire de détailler ses prestations qui relèvent plus du ballet que du combat face à des ersatz de toros ? Je ne crois pas.

  • Finito de Cordoba : oreille avec pétition de la seconde, puis oreille.

Même tarif pour Morante de La Puebla dont les pseudo-combats se font toujours devant des ectoplasmes.

  • Morante de La Puebla : silence et deux oreilles.

Andrés Roca Rey prend plus de risques et se met souvent davantage en valeur en « mettant la jambe ». Mais il est entré dans un système où il risque d’être phagocyté à plus ou moins long terme. Souhaitons qu’il s’en préserve et garde encore longtemps sa fraîcheur.

  • Andrés Roca Rey : oreille et oreille.

Que les lecteurs m’excusent pour cette reseña qui n’en est pas une, mais ça fait mal au coeur de voir le spectacle que nous aimons tant  aller à vau l’eau. Et vive les arènes qui gardent encore l’authenticité de la Fiesta comme Vic, Céret, et quelques autres ! Même si tout n’y est pas parfait, on s’y ressource et ça fait du bien !

(Photo : Arjona)