Saint Martin de Crau. 29 avril (matin). Le trophée pour José Antonio Valencia.

C’est sous un ciel changeant, mais encore clément à cette heure malgré quelques rafales, que s’est déroulée la novillada sans picadors de la Feria de la Crau. On l’a vu par la suite, la météo de l’après-midi fut moins propice à la célébration des débats, lesquels furent reportés au 1er mai.

Face à des erales de Gallon Frères un peu faiblards, complètement invalide le premier qui ne put être toréé, quatre élèves des écoles taurines de Béziers, Arles et Colmenar Viejo se sont disputés le trophée mis en jeu par La Unica.

Lucas Miñana (ET. Béziers) n’a pas eu de chance car il est tombé sur l’invalide du lot. Reçu par une larga de rodillas, quelques véroniques et demie, le bicho roula au sol à plusieurs reprises par la suite, ruinant tout espoir de faena. Le jeune biterrois l’expédia d’un bajonazo et le public l’invita à saluer pour atténuer un peu sa déception. Ses compagnons du jour lui laissèrent banderiller le troisième et signer un quite par tafalleras au quatrième.

José Antonio Valencia (ET. Arles) dessina quelques bonnes véroniques avant de laisser place à Diego Garcia pour un quite par véroniques et demie. Le jeune vénézuélien banderilla ensuite  son opposant avec des fortunes diverses, signant ensuite une bonne faena ambidextre à dominante droitière en maîtrisant bien son office. Final par dosantinas puis entière delantera suffisante. Oreille.

Diego Garcia (ET. Colmenar Viejo) ne pouvait prétendre à l’obtention d’un rabo car son adversaire n’en était pas doté (note d’humour). Après un accueil par véroniques et demie, et un quite d’Adam Samira à l’identique, Lucas Miñana intervint pour la pose de deux bonnes paires de bâtonnets. La faena ambidextre du natif de San Sebastian de los Reyes fut de bon niveau, le garçon possédant de bonnes bases, mais un peu contrariée par quelques rafales et par la faiblesse du Gallon. Entière desprendida pour la conclusion. Oreille.

Adam Samira (ET. Arles) s’illustra au capote par véroniques appuyées, puis laissa Lucas dessiner un quite par tafalleras. Débutée par élégants doblones genou fléchi, la faena alterna les deux bords avec goût, le garçon raccourcissant la distance au final pour asseoir sa domination. Un ensemble qui aurait pu être primé sans quelques difficultés à jouer correctement de la rapière. Salut après une lame entière trasera et tendida portée au troisième assaut.

Le trophée de La Unica revint à José Antonio Valencia.

Reseña et photos : Paco.