Séville. 12 avril. Oreille pour Bolivar lors d’une corrida sans grand intérêt.

Quatrième spectacle dans la Maestranza et une corrida ennuyeuse qui n’attira, comme la veille, qu’une demi-chambrée. Les toros de La Palmosilla, de présentation correcte, donnèrent des jeux divers et ne laisseront pas un grand souvenir.

Luis Bolivar affronta en premier un toro faible et décasté qui l’obligea à garder la main à mi-hauteur sans que rien ne se détache d’un ensemble résultant sans transmission à cause de la fadeur de l’opposition (silence). Le quatrième fut par contre un toro brave qui cette fois autorisation le colombien à signer de longs muletazos templés. Un labeur d’inégale valeur pourtant, un peu en-dessous des possibilités offertes. Oreille malgré une lame latérale.

Joselito signa face au mobile et noble second une longue faena qui pécha par manque de profondeur, peu aidé par un bicho qui humiliait peu (silence). Le quinto humilia aussi peu que le second, s’avérant plus long de charge à droite qu’à gauche. Les séquences droitières, de bonne facture, ne surent convaincre, celles sur la corne opposée encore moins (nouveau silence).

Rafael Serna s’illustra au capote face à un troisième toro noble mais soso, faible de surcroit, qui chuta à plusieurs reprises et finit aplomado. Le garçon signa ensuite une longue faena dont les meilleures tandas furent gauchères. Salut après une bonne lame. Le manso sixième finit décomposé au dernier tiers, ne facilitant pas la tâche du jeune torero qui, en plus, dut combattre sous une grosse averse. Silence et sifflets pour le cornu.

(Photo : https://plazadetorosdelamaestranza.com/)