Valencia. 18 mars. Double Puerta Grande, la seconde pour Ponce.

Enrique Ponce  a ouvert hier sa seconde Puerta Grande consécutive, une sortie a hombros qu’il a partagée avec Alberto Lopez Simon, chacun des deux toreros coupant deux oreilles à des toros de Juan Pedro Domecq de présentation inégale, certains de trapio trop juste pour la catégorie de la plaza et tous dotés d’une grande noblesse.

Enrique Ponce inventa une faena face à un premier toro noble mais fade, une faena dont les meilleures séquences furent droitières. Salut après pinchazo et plusieurs descabellos. Le Maestro de Chiva signa une seconde prestation de haut niveau, dans son style très personnel tout de technique et d’élégance. Faena ambidextre douce et templée avec des changements de main à faire rêver, bref l’oeuvre aboutie d’un torero dans la plénitude de son métier. Deux oreilles après une lame sin puntilla. 

Miguel Angel Perera vit son premier opposant renvoyé aux corrales pour faiblesse et remplacé par un anovillado sobrero du même fer qui ne put aller jusqu’au bout de ses intentions, d’où un dernier tiers bien fade faute de réelle opposition. Salut après une lame très en arrière. Désireux de refaire le chemin perdu, Perera accueillit le quinto de rodillas, puis débuta sa seconde faena par cambios por la espalda (passes changées) avant de poursuivre sur les deux bords par des tandas de bon niveau. Mais il perdit aux aciers le bénéfice de son travail et la récompense se limita à un salut.

Alberto Lopez Simon vit lui aussi son premier adversaire au trapio insuffisant changé pour faiblesse. Sortit à sa place le toro prévu en sixième position, un bicho lourd et pauvre d’armures qui permit au garçon de réaliser un bon et long trasteo ambidextre conclu par une bonne estocade. Oreille. Le sobrero sorti en sixième, bien présenté, portait le fer de Parladé.  Débutée de rodillas, la seconde faena de Lopez Simon fut du même tonneau que la première, longue et de bonne facture. Le coup de rapière final, bien porté, fit apparapître un mouchoir au palco, ouvrant ainsi la Puerta Grande au garçon.

(Photo : Arjona)