Castellon. 9 mars. El Juli et Talavante a hombros.

Corrida de figuras hier à Castellon avec un cartelazo, comme disent nos amis espagnols, composé par El Juli, José Maria Manzanares et Alejandro Talavante.

Côté bétail, ne cherchez pas, quand El Juli est au cartel, on retrouve des toros de … Garcigrande-Domingo Hernandez bien sûr. Hier, trois représentants du premier fer (1º, 2º et 3º) et trois du second (4º, 5º et 6º), bien présentés et donnant du jeu, la palme revenant au tambour major un poil au-dessus de ses frères de camada.

El Juli, en bon professionnel qu’il est, ne laissa pas passer ce bon premier qui finit a mas dans la muleta du madrilène. Bonne faena ambidextre de Julian qui sut baisser la main quand il le fallait, et qui conclut d’une grande estocade faisant très vite apparaître deux mouchoirs blancs au palco. C’est par une larga qu’il reçut le quatrième, signant par la suite un quite par lopecinas qui enflamma les étagères. Débutée de rodillas, la seconde faena fut plus compliquée à construire face à un bicho à la charge décomposée. Mais El Juli possède dans le domaine de la lidia des qualités à même de résoudre ce genre de problème. Quasi-entière trasera pour finir et troisième oreille en poche.

Le second s’employa peu à ses débuts puis afficha des qualités au dernier tiers, bien que manquant de moteur. José Maria Manzanares laissa quelques séquences de qualité, l’ensemble manquant toutefois de liaison pour en faire une oeuvre aboutie. Grande estocade pour coucher l’animal. Salut après légère pétition. Le quinto fut comme le précédent, un peu froid à sa sortie avant de s’employer au dernier tiers. Petit à petit, le torero d’Alicante parvint à trouver l’accord avec son adversaire et proposa alors la meilleure version de son toreo. Estocade caidita et oreille avec pétition de la seconde.

Le troisième toro afficha quelques qualités mais très vite il s’éteint sans pouvoir permettre à Alejandro Talavante de s’exprimer. Silence après trois entrées a matar. Bien au capote face à un sixième un peu querencioso, le torero extremeño mit cependant à profit la bonne mobilité de l’animal pour composer une faena douce et inspirée, construisant quelques enchaînements inédits qui très vite conquirent le public. Deux oreilles après une lame tendida.

Photos : Joël Buravand.
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