Castellon. 8 mars. Deux oreilles dans une tarde bien terne.

Les toros porteurs de quatre fers différents, Peña de Francia (1º et 4º), Olga Jiménez (2º), Hermanos García Jiménez (3º) et José Luis Marca (5º et 6º), de peu de jeu, ont mis à mal une tarde dont on pouvait attendre davantage, seul le troisième donnant un peu plus de relief à une tarde bien grise.

Quant à la fréquentation, un peu moins d’une demi-entrée. De quoi se poser des questions…

Juan José Padilla, appelé à saluer à l’issue du paseillo par un public désireux de rendre hommage à son parcours, tomba sur un premier adversaire trop lourd pour afficher une mobilité suffisante. Malgré cela, le jerezano tenta d’en tirer le maximum avant de le coucher d’une grande estocade. Vuelta. C’est par largas de rodillas qu’il accueillit le quatrième, désireux de ne pas repartir les mains vides pour sa corrida d’adieu à l’aficion valenciana. Malgré à nouveau le peu de présence du toro, Padilla fit tout, et plus encore, racolant pour mieux séduire et finissant par empocher le trophée désiré, les étagères réclamant de façon excessive de doubler la mise.

Juan Bautista sut montrer ses capacités au capote face au second, mais il ne put faire grand chose avec la muleta, devant s’accommoder des forces bien trop justes de son premier opposant. Faena d’infirmier, faute de mieux. Salut. Le quinto fut du même tonneau et l’arlésien ne put que renouveler le même trasteo qu’à son premier. Salut à nouveau pour récompenser la volonté du diestro tricolore.

Miguel Angel Perera eut la chance de tomber sur le meilleur, ou plutôt le moins mauvais, toro de la tarde. Faena de bonne facture du garçon qui sut baisser la main avec classe et conclure d’une bonne lame. Oreille. Le fade sixième ne lui permit pas de récidiver et on retiendra de sa seconde faena quelques séquences intéressantes mais insuffisantes pour pouvoir prétendre à l’attribution d’un trophée. Silence.

Photos : Joël Buravand.
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