Carnet noir. Disparition d’une figure de la bouvine Pierre Aubanel.

On a appris hier la disparition subite de l’un des manadiers emblématique de la Camargue, Pierre Aubanel.

Passionné de taureaux, mais aussi de chevaux et de photographie, Pierre était issu d’une grande famille dont le nom est inscrit dans le marbre de l’histoire de la bouvine.

Fils d’Henri Aubanel, manadier lui aussi, et petit-fils de l’illustre Marquis Folco de Baroncelli, chantre de la Camargue et père-fondateur de la Nacioun Gardiano, il vivait à Saint-Gilles près de ses biou dont il s’occupa jusqu’à son dernier jour.

Il avait fondé son élevage en 1968, faisant fi des conseils de son père qui lui avait déconseillé « ce métier où on ne gagne pas sa vie, ce métier de fou » qu’il choisit malgré tout, la passion l’emportant sur toute considération matérielle.

Outre la course camarguaise, il s’était consacré aux abrivado et bandido, ainsi qu’à la photographie, une de ses passions qui le conduisit à figer à jamais tout ce que son pays avait d’enchanteur. Il avait ainsi participé à de nombreuses expositions, tant sur le sol national qu’en Europe et même aux Etats-Unis. Sa collection de photos restera une référence dans l’histoire des traditions locales.

Avec lui, c’est une page de l’histoire de la Camargue qui se referme.

Pierre Aubanel allait avoir 80 ans. RIP.

(Photo : Salvador Llaurado)