Béziers. 29 octobre. Festival taurin de clôture.

Après la matinale ayant vu les élèves de l’Ecole Taurine de Béziers tienter deux vaches de la ganaderia Barcelo, la tarde automnale qui a suivi a connu elle aussi une bonne entrée.

Ce sont des novillos de Margé qui étaient au programme, les deux premiers avec le picador Jean-Loup Aillet cavalerie Bonijol,les trois autres sans.

C’est Juan Carlos Garcia qui a ouvert la tarde avec un novillo important, qui est resté bouche fermée tout au long de la lidia, le novillero a tout essayé avec ses moyens mais ce genre de toro exigeant et noble demandait beaucoup plus de métier. JC Garcia se contentera de chauds applaudissements et salut au tiers.

Carlos Olsina était le régional de l’étape, attendu et soutenu par les amis, il écope d’un novillo sobrero du lot de cet été et qui n’aurait pas démérité dans la bonne novillada matinale du mois d’août dernier. Charles a énormément progressé, c’est flagrant et devant ce très bon novillo il a montré les grosses qualités à la cape qu’on lui connaissait, puis, de muleta a su rester calme toréant des deux mains un bicho qui « faisait l’avion » et demandait beaucoup de maitrise. Désarmé une seule fois, le novillero est de suite revenu avec calme et ce toro lui a permis de s’exprimer et de conclure par une épée qui met du temps et le prive de la deuxième oreille. Une oreille et vuelta pour le toro.

La suite nous a aussi procuré de très bons moments. C’est Daniel Barbero de l’École taurine de Cuenca qui commence, et ne parvient pas entièrement à dominer son novillo, il sera applaudi.

Anaïs est toujours attendue au tournant et la Boujannaise a réussi une fois de plus son rendez-vous avec le public biterrois, un farol à genoux pour débuter et même si la passe n’a pas abouti, on a compris de suite que de courage la torera ne manque pas, va suivre une faena de muleta où elle arrive a remater de bonnes séries, deux épées dont la deuxième très correcte lui fait couper une oreille.

Ce n’était pas un canon de toro de combat ce dernier novillo pour Dorian Canton de l’École Adour-Aficion, mais le novillo s’est avéré excellent et farci de qualités qu’a su exploiter le protégé de Richard Millian. Toro et torero se sont accordés de suite pour nous servir une faena qui en a laissé nombreux admiratifs. Le garçon possède déjà beaucoup de recours, de temple, de sang froid. Deux oreilles et mention « à revoir » pour Dorian Canton.

A noter que tous les toreros ont écouté la musique. Un cadeau a été remis en piste à Philippe San Gilen professeur de l’École taurine de Béziers dont c’était la despedida pour le Sud-Est. Le temps agréable au début nous a rappelé lors des deux derniers toros que la Toussaint était très proche…

Reseña : Tierry Girard – Photos : Hugues Bousquet (http://lotaureroge.canalblog.com/)