Vic-Fezensac. 17 septembre. Diosleguarde emporte le trophée «Toros y Vinos».

Manuel Diosleguarde a terminé sa saison  dans le Sud-ouest, comme il l’avait commencée à Bougue où il avait gagné le bolsin.

Dimanche, il s’est offert le Trophée «Toros y Vinos» de  Vic-Fezensac . La journée, perturbée le matin par la pluie, s’est continuée avec la présence des quatre novilleros prévus pour la journée. Dans l’après-midi, ils étaient face aux erales de l’Astarac de Jean-Louis Darré. Quatre novillos qui sont sortis avec beaucoup de fougue et qui se sont avérés des combattants honnêtes par la suite… certains avec des difficultés un peu trop prononcées pour le niveau des jeunes toreros. Une petite entrée sous les nuages et quelques goutes de bruine avec un fond de l’air plutôt frais.

Manuel Diosleguarde (bleu et or) sortant en troisième position a commencé par un superbe toreo de cape avec quelques véroniques d’anthologie très lentes et ralentissant la charge du toro. Quand il eut surmonté les difficultés de son adversaire, il se lança dans une faena très fine, muleta basse et lente. Il tuait avec courage (une entière) et emportait une oreille.

El Rafi (moutarde et or) s’offre également une oreille gagnée sur un coup d’épée mais à la suite d’une sortie très complête.  Plutôt bien à la cape avec six grandes véroniques, il banderillait, puis muleta en mains il signait quelques belles figures. Malheureusement il fut parfois débordé, en vint à cafouiller et ne put éviter une mauvaise fin de faena. Il reçut le prix des Clubs Taurins du Gers. 

Carlos Enrique Carmona (noir et azabache) avait ouvert la course avec beaucoup de courage, accueillant son Astarac par une porta gayola. A la muleta on retiendra quelques belles naturelles très stylées, mais il se fera bousculer, ayant levé la garde à trop prendre confiance. Les quelques instants agréables seront définitivement effacés par une mise à mort laborieuse, une entière, sept descabellos et deux avis. 

Dorian Canton (vert et or) avec un peu plus de chance avec l’acier (deux épées, un pinchazo, un avis) aurait pu prétendre au trophée, commençant de façon classique, quelques passes changée dans le dos, puis un changement de main et une série de naturelles. Il faisait monter la pression en deuxième partie de faena, sur une longue série à droite avec beaucoup de rythme, de profondeur et de lenteur. Après avoir salué, il sera récompensé par le prix de la meilleure faena.

Une novillada très entretenue, sur un rythme parfait et soutenu tout au long de course, en partie grâce à la mobilité et l’agressivité des novillos de l’Astarac.

Reseña et photos : Jean-Michel Dussol.