Anniversaire.

Cela a fait 18 ans, jour pour jour hier, que Juan Bautista a reçu l’alternative (11 septembre 1999) des mains des Maestros Espartaco et César Rincón dans les arènes d’Arles.

Quelques minutes après le paseo, et après avoir accueilli le toro « Sevillano » de l’élevage de Zalduendo, le Maestro d’Espartinas lui céda muleta et épée pour le convertir en Matador de Toros.

Depuis lors, sa carrière est allée crescendo, franchissant les étapes les unes après les autres avec maestría, détermination et passion. Après une année passée loin des pistes en 2004, Juan Bautista a voulu revenir, marquant à partir de ce moment la Tauromachie par un toreo épuré, fait de classe, de profondeur, de lenteur et de pureté.

Toutes les arènes ont été les témoins privilégiés de son ascension parmi les étoiles du Toreo. Saison après saison, il s’impose comme un torero charismatique, capable de toréer, de s’adapter et de triompher avec tous les encastes sans que l’on puisse déceler la moindre limite…

Ses prestations des dernières saisons sont le reflet de ce qu’il est devenu : un torero en pleine maturité, d’une grande intelligence et connaissances, donnant le meilleur de lui-même comme on l’a vu lors de la dernière Corrida Goyesque d’Arles où, dans un décor original imaginé par le peintre Hervé Di Rosa et un accompagnement musical des plus enlevé orchestré par la Peña Chicuelo II et le trompettiste vénézuelien Pacho Flores, il a littéralement occupé l’espace et l’a rempli de cette maestría qui est sa marque de fabrique.

Photos : Daniel Chicot, www.dehesabrava.club et Arènes d’Arles.