Dax. 12 août (matin). Excellente NSP du Lartet. Adame et Canton qualifiés.

Ombre et soleil selon les nuages, température de frais à chaud, plus d’une demi-arène, deux heures dix de spectacle.

Cinq erales du Lartet (Paul et Jérôme Bonnet), très bien présentés, souvent aux aspects de petits toros. Les quatre premier très encastés, le dernier aussi mais avec moins de classe. A la muleta compliqués, mais toujours toréables quand on savait se croiser.

  • El Rafi (paille et or) : un quart de lame, une avis, une entière, salut.
  • Alejandro Adame (gris et argent), deux pinchazos, une entière, quatre descabellos, quelques applaudissements.
  • Miguel Diosleguarde (bleu ciel et or) : un quart de lame, une entière, deux descabellos, vuelta.
  • Dorian Canton (rouge et or) : une atravesada, une entière, avis, quelques applaudissements, vuelta.
  • Villita (rose et or) : une entière, un pinchazo, une entière, un descabello, deux avis, silence.

Alejandro Adame et Dorian Canton, se sont qualifiés pour la finale des novilladas sans picadors au cour de la première course de la feria de Dax. Cinq novillos du Lartet, très bien présentés, au gabarit et à l’aspect de petits toros, très encastés, parfois difficiles et qui ont entièrement satisfait leur éleveur, Jérôme Bonnet. On trouvait face à deux des garçons qui parfois manquaient encore de métier, mais qui tous ont fait le maximum pour se qualifier.

El Rafi brilla à la cape mais surtout dans les derniers quites qu’il dessina face à ce magnifique eral. Il démontra ses qualités aux banderilles dans trois bons « poder à poder ». La faena fut plus chaotique… Quelques passes basses, genoux pliés pour ouvrir le répertoire, deux ou trois séries à droite mais à gauche il fut souvent débordé. Une immense volonté pour un résultat un peu brouillon.

Alejandro Adame, le frère de qui vous savez, commence par d’immenses véroniques, très lentes et profondes, puis, à la mexicaine fleurira ses quites, se terminant en chicuelinas. Parfait sur les deux mains, il se révéla surtout avec la main gauche avec un corps détendu et relâché à chaque passe. Dans ces séquences il enivra de bonheur les aficionados… Son seul défaut fut de vouloir trop faire durer. Mais un grand moment de tauromachie.

Miguel Diosleguarde, bien, sans grande surprise à la cape, sera par la suite très classique et profond sur la main droite. Il va encore plus loin sur l’autre main en y ajoutant de la profondeur et un rythme très lent. Les deux chutes de son novillo sont la cause de son immense noblesse, déséquilibré en ne cessant de baisser la tête et de charger. Diosleguarde enthousiasme son public sur les dernières manoletinas. Pourquoi ? Mais au total une sortie très honorable.

Dorian Canton, conquérant à la cape après deux « farols » à genoux, il démontre sa volonté de s’imposer. Puis, il maîtrise rapidement son adversaire et à deux ou trois reprises le cite de loin, histoire de le mettre en valeur. A gauche il va également apporter d’excellents moments, avec une muleta qui n’est que le prolongement de tout un corps. Sur ces quelques instants il gagne sûrement sa qualification… Une seule erreur : faire trop durer.

Villita sait tout bien faire sans parvenir à la perfection dans un des trois tercios. Quelques véroniques, après, il banderille plutôt bien. A la muleta, en ne se croisant qu’une seule fois, il ne s’imposera jamais devant l’eral du Larter, à coup sûr le plus compliqué de la matinée.

Au final une très belle et grande novillada du Lartet, mais on le sait, quand les toreros coupent des oreilles, ce sont un peu celles de l’éleveur et Jérôme Bonnet méritait, pour le moins deux ou trois, voire quatre pavillons si les mise à mort avaient été réussies.

Reseña et photos : Jean-Michel Dussol.
Diaporama : Jean-Pierre Souchon.