Azpeitia. 31 juillet. Un trophée pour Paulita.

Troisième et dernière corrida de la feria portant le fer des Hijos de D. Celestino Cuadri, oscillant entre 560 et 620 sur la romaine, de coiffure souvent douteuse, avec de la mobilité pour quatre d’entre eux.

Peu et mal piqué en deux rencontres, « Mercancias » déroule bien sur sa corne droite dans la muleta de Paulita. Le Zaragozano en profite sans toutefois peser sur l’animal. Le passage sur l’autre main est des plus laborieux et peu concluant. Il tue bien d’une entière contraire et obtient un trophée.

« Corretaje » sorti en deuxième position remate aux tablas puis se fait accueillir à genoux par Alberto Lamelas qui lui sert une larga afarolada puis, debout, une bonne série de véroniques en gagnant le centre de la piste. L’animal est châtié lors des deux rencontres mais garde cependant du moteur pour le dernier tiers où le diestro confectionne une bonne copie droitière, mais il sèche complètement sur l’autre bord. Il remate sa faena par des manoletinas et cloue son adversaire d’une entière delantera caida, la quinte de descabellos lui faisant perdre certainement l’oreille, salut.

« Rociero » ne brille pas face à la cavalerie ni avec les banderilleros. De charge réduite, il se montre tardo, hésitant, puis avec la musique, s’emballe un peu plus lors du dernier tiers lorsqu’on le taquine de plus près. Sebastian Ritter joue alors dans un terrain réduit, usant de passes isolées, d’inversée et de cambiada. Il plante une entière basse et salue après avoir écouté un avis.

« Bombardero » fait impression en entrant en piste avec ses 620 kg. Le tercio de varas est de médiocre qualité mais la pose des palos relève le niveau avec de bonnes poses de Sergio Aguilar et Manolo de los Reyes qui saluent. Le colorado ojinegro s’engage volontiers dans le drap de Paulita qui se montre à l’aise à tribord mais brouillon à babord.  Il tue son Cuadri au troisième assaut d’une demi-lame plate. Salut après un avis.

Le quinto, « Bienvenido », traîne la patte arrière droite et se fait remplacer, après une longue attente, par « Brigada ». Lamelas réveille les gradins avec un bon enchaînement de véroniques conclu par une larga afarolada de rodillas, un farol et une demi-véronique. Monopiqué salement, le cornu met la pagaille au deuxième tiers ; deux banderilles posées en six passages… Le maestro reprend les commandes au dernier tiers en servant trois bonnes séries de derechazos mais le negro zaino réduit la voilure et cherche les tablas. Lamelas se fait bousculer et jeter au sol mais il remet le couvert en concluant par un chapelet de manoletinas. Il plante une entière contraire et est invité à saluer après un avis.

L’ultime de l’envoi, « Berreon », n’est pas mis en valeur lors du premier tiers, ni à la cape, ni aux piques, pas plus qu’au tiers suivant… Ritter hérite d’un animal au comportement similaire à son premier, de peu de charge. Le maestro abat ses cartes comme lors de sa première faena dans un terrain réduit ; passes isolées, inversée, cambiada… Une demie basse tue l’animal. Silence.

Présidence : A. Lizarralde.
Présentations de Lamelas et Ritter dans ce ruedo.
Durée de la course : 3 heures !
Temps gris et pluie fine par intermittence.

Reseña : Olivier Barbier.
Photo : Javier Arroyo.