Santander. 26 juillet. El Cid perd un possible triomphe à cause de l’épée.

Une corrida d’Adolfo Martin, bien présentée (sauf le 5° en-dessous des autres), braves les 1° et surtout 4° (le lot du Cid), maniables les 2° et 3°, dangereux et réservés les 5° et 6° qui offrirent peu d’options.

Manuel Jesus « El Cid », chanceux au sorteo, reçut le noble premier par bonnes véroniques avant de composer une longue faena de bonne facture qui lui aurait valu une oreille s’il n’avait pas pinché avant d’en finir d’une bonne lame. Silence. Le quatrième, brave au cheval en une unique rencontre que le torero de Salteras se refusa à doubler, était doté d’une embestida de qualité mise à profit lors d’une nouvelle faena ambidextre de qualité une nouvelle fois gâchée avec l’acier. Salut alors que deux oreilles étaient à la pointe de l’épée.

Paco Ureña revenait après sa blessure de Valencia (trois côtes cassées). Face à un premier adversaire brusque et avisé, il fut ferme  pour imposer sa loi, dominant le toro en raccourcissant les distances et en foulant des terrains compromis, une façon de combattre que de nombreux publics ne comprennent pas et par là même ne valorisent pas. Salut après une estocade correcte. Le quinto n’avait pas les qualités requises pour que le lorqueño puisse refaire le chemin perdu. Face à cet adversaire compliqué et dangereux, il foula à nouveau des terrains minés, terminant par une bonne lame. Silence.

Bien au capote face au troisième, José Garrido, après un second tiers difficiles pour les subalternes, débuta sa faena de rodillas avant de gommer progressivement sur la droite les défauts de l’animal, donnant la distance adéquate et le rythme juste avant de passer sur le bord opposé, sans grand succès. Ovation après une mise à mort en deux temps. Le sixième, comme le quinto, était compliqué et dangereux, mais Garrido ne se laissa pas impressionner et dessina une faena volontaire. Silence après une demi-lame complétée par un descabello.

(Photo : Arjona)