Valencia. 23 juillet. Oreille pour Rafaelillo. Grande faena de Roman sans l’épée.

La dernière corrida de la Feria de Julio de Valencia s’est soldée par l’attribution d’une seule oreille au matador murciano Rafaelillo, un tableau d’honneur sur lequel aurait pu figurer Roman si l’épée lui avait été favorable au terme d’une grande faena.

Au menu des toros de Cuadri bien présentés dont on détachera un bon troisième, les quatrième et sixième s’avérant les plus compliqués.

Rafaelillo entama sa tarde face à un adversaire conséquent (640 kg) qu’il fit trop châtier en deux dures rencontres mais qui tint malgré tout la distances. Bonne faena ambidextre du garçon qui raccourcit les distances au final lorsque son opposant baissa de régime. Oreille après une lame correcte. Reçu par véroniques genou fléchi, le quatrième s’avéra compliqué de bout en bout. Rafaelillo essaya les deux bords mais rien n’était possible. Ovation après une estocade en deux temps.

Alberto Gomez ne sut trouver l’accord avec le faible second qui finit sans charge au dernier tiers. Ovation pour avoir essayé. Le quinto, 642 kg sur la romaine, envoya la pièce montée au sol lors de la première rencontre, fut durement châtié lors de la seconde mais revint tout de même vers le lancier une troisième fois. Finissant noble au dernier tiers, il permit au torero de s’exprimer malgré son peu de pratique. Comme souvent pour ceux qui toréent peu, l’acier fit défaut et tout s’acheva par un silence.

Roman se distingua face au bon troisième. Bonne réception au capote, puis une faena majuscule, classique et puissante sur les deux mains, à base de séries bien maîtrisées, profondes et savoureuses, le torero s’abandonnant devant son adversaire. Alors que le garçon avait en mains les deux oreilles du Cuadri, il connut l’échec à la mort et tout espoir de Puerta Grande s’envola. Bousculé sans conséquences lors du premier assaut, Roman se reprit au second mais il fut à nouveau maladroit au descabello. Vuelta après pétition non validée par le palco. Le sixième, manso et réservé, ne lui permit pas le rachat. Silence après des difficultés avec la rapière.

(Photos : Rullot)