Châteaurenard. 23 juillet. Triomphe de Thomas Dufau.

Exit les lots de Domecq qui se prélassaient sur le sable des arènes les années précédentes et que des muletas savantes s’escrimaient à maintenir d’aplomb. 

Cette année les organisateurs s’étaient tournés vers le sang Santa Coloma, et plus précisément avaient fait leur marché chez La Quinta. Bien leur en prit, car le lot du jour, bien présenté, a joué le jeu, avec noblesse et un bon fond de bravoure. Bref, bonne pioche, d’autant que sur les six cardenos, le premier sortit intéressant, le troisième fut indulté et le sixième bénéficia d’une vuelta posthume. Pour relativiser les choses, on précisera que tous, à l’exception du sixième, ne passèrent qu’une fois dans les mains des lanciers.

On notera que dans les bichos précédemment cités, les troisième et sixième furent à l’honneur, précisément le lot que le sorteo attribua à Thomas Dufau, lequel sut saisir sa chance lors de deux faenas de bon niveau qui se terminèrent triomphalement à chaque fois avec deux oreilles symboliques et indulto au troisième, et deux oreilles et vuelta du La Quinta au sixième.

Roman Perez et Thomas Joubert, moins bien servi ce dernier, coupèrent chacun une oreille à l’issue de leurs deux combats respectifs, des trophées qu’une présidence très (trop) généreuse ne se fit guère prier pour accorder.

Sortie a hombros des trois toreros. Vuelta du ganadero et du mayoral avec Thomas Dufau lors de l’indulto. Une course des plus intéressantes, avec une pointe de triomphalisme. Mais au moins personne ne s’est ennuyé.

Pour la petite histoire, le toro indulté portait le numéro 46 et s’appelait « Estornino« . Le sixième, honoré de la vuelta posthume, portait quant à lui le nom de « Pajaro » et portait le dossard 35.

  • Roman Perez : oreille et oreille.
  • Thomas Joubert : oreille et oreille.
  • Thomas Dufau : deux oreilles symboliques et deux oreilles. 

 

Photos : Jean-Pierre Souchon.