Mont de Marsan. 22 juillet (nocturne). Une novillada de Laugier compliquée et difficile.

Novillada de feria, petite demi arène, en nocturne, température agréable,deux heures vingt de spectacle.

Six novillos de Las Dos Hermanas, généralement bien présentés, très mobiles, à part le premier, tous deux piques prises avec bravoure, le quatrième renverse la cavalerie et envoie le picador à l’infirmerie sans trop de gravité. Difficiles, compliqués et dangereux à la muleta.

  • Tibo Garcia (rioja et or), au premier, trois pinchazos, une entière, silence ; au quatrième, un pinchazo, une entière, un descabello, salut.
  • Adrien Salenc (bleu et or), au deuxième, deux fois un quart de lame, un pinchazo, une quinzaine de descabellos, deux avis, silence ; au cinquième, un quart de lame, avis, un descabello, rares applaudissements.
  • Baptiste Cissé (bordeaux et or), au troisième, une entière, silence ; au dernier, deux pinchazos, une entière, silence.

Les six novillos de Patrick Laugier , Las Dos Hermanas, ont été très difficiles et dangereux. Jaillissant comme des fusées, agressifs dans la cape, ils furent souvent trop châtiés et perdirent beaucoup de mobilité dans le dernier tiers où, se défendant sur place, ils mirent les novilleros en difficulté.

Tibo Garcia, avec son premier adversaire, manifestement trop piqué, n’ira pas au-delà d’une faena assez terne. Par contre il se mettra en valeur avec le second, et dès les premières passes, s’imposera comme le maître du jeu. Il signe d’agréables naturelles. Ce sera un des meilleurs moments de la soirée.

Adrien Salenc, handicapé par une blessure à l’épaule, vivra un douloureux calvaire lors de sa première mise à mort. Au cours de cette première sortie, il ne prend pas toute la mesure de l’animal, il est désarmé et parfois dominé. Avec le second, « Quintillizo », il signe un joli festival à la cape avant d’ouvrir sa faena par quelques statuaires. Il parvient à dessiner de belles séries mais chaque fois il s’agit de convaincre le novillo d’avancer.

Baptiste Cissé, par son courage et une bonne technique, se tirera de situation dangereuse. Une première faena variée, mais difficile à construire, avant de tout tenter à sa deuxième sortie. Il exécute cinq belles véroniques dans la furie de « Zurcido » et ouvrira la suite par une série de muletazos à genoux. Il contiendra son adversaire dans un petit terrain. Ce fut souvent pour lui le jeu de la vie et de la mort. Mais il ne baissera jamais les bras.

Reseña et photos : Jean-Michel Dussol.
Vidéo : Alain Garres.