Badajoz. 22 juin. La seule oreille pour Roca Rey.

Face à des toros d’El Pilar, qui manquèrent tous de race, et pour la majorité d’entre eux de forces, la seule oreille arrachée fut à porter au crédit d’Andrés Roca Rey.

Enrique Ponce composa avec le manque de présence pour réaliser son toreo propre et soigné, sans que bien sûr la transmission soit au rendez-vous, faute de réelle opposition. Salut après une estocade en deux temps. Le quatrième offrait bien moins encore, et avec la technique qui est la sienne, le torero de Chiva ne put en extraire qu’une série droitière. Salut au torero et sifflets à l’arrastre.

Face à un premier adversaire juste de race et de forces, défensif de surcroit, José Maria Manzanares dut jouer les infirmiers et son trasteo résulta logiquement sans transmission. Salut au torero pour avoir essayé et sifflets à l’arrastre. De charge désordonnée, le quinto n’afficha pas plus de race et l’alicantino peina à lui imposer une paire de séries. Silence et sifflets au départ du Pilar.

Le troisième mit bien la tête dans l’étoffe et Andrés Roca Rey en profita pour signer un bon capeo de réception puis un joli quite par saltilleras. La faena, débutée à tort par le haut, s’étoffa lorsque le péruvien baissa la main. Final par bernadinas au cours duquel l’animal se cassa un sabot, ce qui compliqua la mise en suerte pour la mort. Cette conclusion difficile priva le jeune torero d’un possible trophée. Le sixième ne s’employa pas et Roca Rey dut raccourcir les distances pour l’obliger. Ainsi il parvint à construire une faena qui trouva écho dans les tendidos, lesquels vibrèrent encore lorsque le garçon fut cogido de façon spectaculaire. A nouveau sur ses aplombs, Roca Rey signa quelques bernadinas avant de loger une lame caida. Oreille et passage par l’infirmerie. Bilan : cornada à la cuisse droite.

(Photos : Arjona)