Alicante. 22 juin. Manuel Escribano et Juan Bautista a hombros.

Manuel Escribano revenait sur les lieux de sa grave blessure de l’an dernier. Il avait donc à coeur d’effacer les traces de son accident par un triomphe. Il a réussi son pari, conjurant le mauvais sort en coupant une oreille à chacun de ses adversaires porteurs du fer d’Adolfo Martin.

Bien au capote face au troisième par véroniques et chicuelinas ajustées, puis lors d’un quite par saltilleras après la pique, il banderilla son opposant avec facilité, puis signant une bonne faena ambidextre malgré un bicho finissant a menos. Oreille après une lame sin puntilla. Reçu par larga cambiada de rodillas, le sixième s’employa peu dans le capote avant que le torero de Gerena ne reprenne les banderilles pour un second tiers toujours bien mené. Nouvelle faena méritoire sur les deux bords dont on détachera des naturelles au long tracé, liées et templées avant un nouvel estoconazo sin puntilla. Oreille de Puerta Grande.

 

Rafaelillo tomba sur un premier Adolfo dont seule la corne gauche était abordable. Court de charge et se retournant vite sur l’homme, le bicho n’offrit guère d’options au murciano qui le liquida d’une estocade en deux temps et de cinq descabellos. Silence. C’est par une larga cambiada de rodillas que Rafael reçut le quatrième, lequel fut convié ensuite à quelques véroniques genou fléchi rématées par une demie. Brindée à Escribano, la faena fut vaillante face à un toro qui cherchait l’homme derrière l’étoffe avant à nouveau des longueurs avec les aciers ôtant au garçon tout espoir de récompense. Salut.

Juan Bautista templa la charge du second au capote avant de l’envoyer vers le lancier pour une ration de fer appuyée. Première faena de bon niveau pour l’arlésien qui exploita au mieux les qualités de l’Adolfo sur les deux pitons. Oreille après une lame efficace. Le quinto prit deux rations de fer puis attendit les hommes de plata lors d’un second tiers qui s’avéra donc compliqué. Jean-Baptiste mit très vite l’animal dans sa muleta, liant ses séries avec temple, souvent au ralenti, avec une meilleure profondeur sur la corne droite. Nouvelle oreille après deux coups de rapière.

 

Ainsi pouvait-on lire sur la page facebook de Juan Bautista : « Grande Porte pour Juan Bautista à l’issue de la corrida d’Adolfo Martín dans les Arènes d’Alicante lors de la première corrida de la Feria de Hogueras. Face au cinquième, Juan Bautista toréa avec beaucoup de douceur et de suavité donnant du rythme à chacun des muletazos. Il put mettre en évidence sa tauromachie pure et classique, toréant avec relâchement et assis sur les reins. Il entraîna le toro dans des séries droitières de grandes envergures et transmission. Sur le côté gauche, là où le toro humiliait moins, Juan Bautista su le mettre dans la muleta avec autorité et vibration, transmettant une grande intensité à la faena. Après une grande estocade au second essai, il coupa une oreille,demandée avec force par le public. »