Granada. 16 juin. Oreille pour José Garrido et Ginés Marin.

Face à des toros de El Torero, de présentation et de jeux divers, José Garrido et Ginés Marin ont coupé chacun une oreille, Alberto Lopez Simon voyant ses deux trasteos du jour salués par deux ovations.

Lopez Simon vit son premier adversaire quasi-invalide changé par un sobrero du même fer. Gêné par le vent et par les charges décomposées du remplaçant, le garçon ne fut pas à la fête, subissant une voltereta quand une rafale le découvrit. Il revint au combat  et acheva d’une trois-quart avant de rejoindre l’infirmerie (ovation). Bilan : contusion aux côtes et contracture cervicale.

Il revint pour lidier son second toro mais l’animal de charge quasi-inexistante ne lui offrit rien. Sifflets pour le bicho et salut du callejon pour le madrilène.

José Garrido tomba sur un premier adversaire fuyard qui n’humilia jamais et lui compliqua la lidia. Une estocade caida et deux descabellos expédièrent le mauvais coucheur. Palmas. Le quinto, s’il afficha des qualités, dura peu et le garçon, avec beaucoup de volonté, réduisit peu à peu les distances pour le forcer à collaborer. Son désir de bien faire et une grande estocade lui firent attribuer une oreille.

Gines Marin relança la tarde dès la réception au capote du noble troisième, se signalant par la variété de son toreo et son improvisation toujours pleine de bon goût et non exempte de domination. Jolis changements de main, beaux muletazos sur la gauche, main basse et en toute loyauté. Oreille légitime après une bonne lame portée au second assaut. Le sixième ne lui permit pas de conclure par un succès. Manso, réfugié dans les tablas dès son entrée, il rendit inutile toute tentative du torero qui n’eut d’autre solution que d’abréger. Silence.

(Photos : Arjona)