Toledo. 15 juin. Polémique autour des récompenses.

A Toledo, polémique autour de la décision du palco qui refusa la seconde oreille du quatrième toro à El Juli, lui fermant en cela la Puerta Grande de la plaza. Une position qui, dans le callejon, faillit provoquer une altercation entre le torero et deux policiers* (voir à la fin de l’article une autre version des événements) tandis qu’une bronca majuscule était adressée à la présidence aux cris de « ¡Fuera del palco! ».

El Juli avait composé une faena de haute note face à un toro juste de forces et donc à peine piqué, et qui se dégonfla au final. Le madrilène mit dans la balance tout ce que le toro n’y apportait pas et suppléa le manque de présence du bicho par une énorme envie de triompher. El Juli jeta l’unique trophée concédé et fit une vuelta les mains vides.

Face à un premier toro justes de forces et de race, El Juli assura sans pouvoir briller. Sifflets à l’arrastre et silence pour le torero.

Andrés Roca Rey eut pour premier opposant un toro manso qui trouva refuge près des tablas après les deux premières séries de muletazos. C’est donc en querencia que le jeune péruvien poursuivit le combat avant d’en finir d’une entière en place au quatrième assaut. Salut. Le noble cinquième s’éteint assez vite. Malgré cela, Roca Rey s’engagea dans une faena toute de volonté et parvint à décrocher un trophée après une entière caida.

Alvaro Lorenzo combattit en premier un bicho anovillado mais encasté. Bien au capote, le garçon fut gêné par le vent au dernier tiers, et sa faena y perdit en intensité. Bon trasteo cependant. Salut après une lame atravesada complétée par un descabello. Face au dernier toro de la tarde, Alvaro Lorenzo fut encore supérieur au capote et très bien muleta en mains malgré un bicho qui devint de plus en plus tardo à partir du second tiers. Oreille après une lame entière.

Les toros de Garcigrande furent dans leur ensemble justes de forces et de race. Les troisième et quatrième, anovillados, furent au-dessus du lot.

(Photos : Alberto de Isidro)

  • Une de nos lectrices nous écrit sur les événements  : « Il n’y pas failli avoir altercation entre le Juli et les policiers, c’est entièrement faux. Il y a eu altercation entre le ganadero et une autre personne du callejon, d’où intervention des policiers présents, le Juli a demandé ce qui se passait a la fin de sa vuelta« .

 

Nous nous devions de le préciser car il n’y a de notre part aucune malveillance envers El Juli qui, sur d’autres points, peut être critiquable.