Arles. Le programme de la Feria du Riz.

La Feria du Riz d’Arles s’annonce.

Samedi 9 septembre – 17h00 – « La Goyesque d’Arles »

Longtemps, en évoquant la Goyesque, c’est à celle de Ronda que l’on se référait, et le souvenir d’Antonio Ordoñez illuminait les mémoires.

Depuis près de quinze ans, la Goyesque dont on parle beaucoup est celle d’Arles, à laquelle les deux millénaires d’histoire de l’amphithéâtre offrent un cadre somptueux, habité chaque année par des créateurs et des interprètes de l’art lyrique.

Trait d’union entre les deux lieux, Cayetano, le petit-fils d’Ordoñez et fils de Paquirri qui avait fait vœu de ne toréer en habit goyesque qu’à Ronda, se présentera cette année à Arles aux côtés du Juli, incontestable numéro un actuel, et de Juan Bautista, dont le toreo solennel a imprimé à jamais sa marque entre les vieilles pierres.

Les toros de Domingo Hernandez, seront les adversaires retenus pour le plus grand événement de la temporada française.

13 ans de Goyesque d’Arles

Luis Francisco Espla – 2016

En favorisant l’osmose au plus haut niveau entre l’élite du toreo, des beaux arts, du chant lyrique et de la musique, la Goyesque d’Arles est devenue un événement de dimension mondiale. Les plus grands artistes ont scénographié l’amphithéâtre : Christian Lacroix, Lucien Clergue, Claude Viallat, Rudy Ricciotti, Marie Hugo, Loren, Jean-paul Chambas, Formica, Ena Swansea et le torero Luis Francisco Espla. Cette année, l’artiste peintre Hervé Di Rosa relèvera ce défi artistique.

La scénographie des arènes sera réalisée par l’artiste peintre Hervé Di Rosa

En 1979, Hervé Di Rosa cofonde le mouvement de la Figuration libre. A tout juste vingt ans, il est exposé à Paris et New York.

Progressivement, il diversifie ses approches artistiques au contact d’artisans dans un tour du monde qui le mènera en Tunisie, en Bulgarie, au Ghana, au Bénin, en Ethiopie, au Vietnam, en Afrique du Sud, en Corse, à Cuba, au Mexique, aux Etats-Unis, au Cameroun, en Israël. Sans revendiquer un style particulier, mais en développant un univers narratif bien à lui, peuplé de personnages récurrents, il a pratiqué toutes les techniques de création: peinture, sculpture, bande-dessinée, tapisserie, estampe, fresque, laque, argent repoussé, céramique, dessin animé, images numériques, entre autres. Il est également l’auteur ou le sujet d’environ 150 livres d’art et publications entre 1978 et 2014.

Concepteur de l’Art modeste, il fonde en l’an 2000, à Sète, le Musée international des arts modestes (MIAM), où il expose de nombreux artistes venus du monde entier et crée des expositions qui questionnent les frontières de l’art contemporain.

Depuis 1981, son œuvre a fait l’objet de plus de 200 expositions personnelles et est présente dans d’importantes collections publiques et privées en Europe, en Amérique et en Asie. Il vit et travaille actuellement à Lisbonne.

Le trompettiste Pacho Flores
et l’orchestre Chicuelo dirigé par Rudy Nazy assureront la partie musicale de la Goyesque.

Le véneézuélien Pacho Flores obtint le Premier Prix du Concours International « Maurice André » qui est considéré comme la compétition de trompette la plus importante au monde. Il a également remporté le Premier Prix du Concours International « Philip Jones » et le Premier Prix du Concours International « Cittá di Porcia ».

Il a offert des récitals dans des salles aussi prestigieuses que le Carnegie Hall de New York, la Salle Pleyel de Paris et l’Opéra City de Tokio. En tant que membre fondateur du Quinteto de Metales Simón Bolívar, il a participé à de nombreuses tournées en Europe, Amérique du Sud, aux Etats-Unis et au Japon.

Comme Directeur fondateur de l’Académie Latino-Américaine de Trompette au Venezuela, il cultive une génération prometteuse de jeunes talents. Pacho Flores est un instigateur de la Musique contemporaine et amène d’importantes innovations autant sur le plan l’exécution que de l’interprétation de son instrument.

Pacho Flores est considéré comme l’un des plus grands trompettistes du monde.


Dimanche 10 septembre – 17h00 – Miura, « 175 ans de Légende »

Le toro de Miura est different à divers titres.

Par sa longévité d’abord : 175 ans, entre les mains d’une même famille, représentée aujourd’hui par sa sixième génération ; par son caractère ensuite : alors que toutes les autres ganaderias cherchent à élever le toro le plus apte possible au toreo moderne, chez Miura on cultive le côté archaïque d’une race aujourd’hui unique et que la famille est la seule à préserver.

Dur à toréer, le toro de Miura est l’antithèse du toro « artiste ». Ses qualités sont ses défauts, à savoir la dureté de caractère et de pattes, l’instinct de chasse et les mauvaises intentions. Loin d’être un collaborateur complaisant, il est un adversaire redoutable. Les toreros en cauchemardent mais le public adore.

Dans la longue liste de leurs victimes, les toros de Miura ont inscrit des toreros de renom, dont bien sûr le mythique Manolete à Linares, mais aussi des inconnus, des subalternes, un puntillero et même un vendeur de boissons.

Dernière singularité des toros de Miura, leur physique est conforme à leur caractère : hauts et longs, redoutablement armés, aussi fins que des lévriers mais pesant plus que tous les autres.

Pourtant, malgré tout ce qui précède, sortent aussi des toros de Miura de grande qualité. Arles a toujours eu la chance d’assister à de grandes faenas face à eux. L’émotion qui découle des triomphes qu’ils occasionnent s’explique par le fait que le public passe en un instant du drame possible à l’apothéose improbable, du chaos à l’harmonie.

C’est le grand retour de Miura à Arles à l’occasion du 175ème anniversaire de leur élevage.

Rafaelillo, un artiste à la vocation contrariée qui a triomphé en changeant de registre. Ses triomphes face aux toros de Miura, à Séville, Madrid ou Béziers, en font le meilleur spécialiste de cette ganaderia. Capable d’imposer sa domination ou de dessiner des naturelles éternelles, Rafaelillo est un torero idéal dans le rôle du chef de lidia.

Mehdi Savalli est un surdoué auquel les aficionados tardent à rendre justice. Auteur de plusieurs excellentes faenas face aux toros de Miura à Arles ou Béziers, il pourrait intégrer les autres ferias françaises où son enthousiasme et son charisme tout au long des trois tiers séduiraient d’autres aficionados.

En venant se mesurer aux Miuras à Arles après ceux de Madrid et de Pampelune, Ruben Pinar met ses pas dans ceux de Rafaelillo. Torero engagé et élégant, il apparaît comme un des meilleurs espoirs de relève.


Vente des abonnements à partir du 6 juin – Vente des billets à partir du 5 juillet


ESPACE TOROS

du 3 au 8 septembre de 11h00 à 19h00 au Corrales

ENTREE GRATUITE

Visite des toros / Tientas / Courses Camarguaises / Expositions