Madrid. 8 juin. Puerta Grande pour Juan del Alamo.

Le torero de Ciudad Rodrigo, Juan del Alamo, a ouvert hier la Puerta Grande de Las Ventas au terme de deux faenas créditées chacune d’une oreille. 

Face au troisième, le garçon  a développé un bon toreo, à droite comme à gauche, s’imposant à son adversaire avec une maturité torera qu’on n’imaginait peut être pas chez lui. Travail bien construit, templé, à base de longs muletazos au tracé impeccable, l’ensemble conclu par une grande estocade un peu longue d’effet. Une oreille alors que le public en réclamait logiquement deux et une décision incompréhensible du palco qui refusa d’accorder ce second trophée qui ouvrait déjà la Puerta Grande. Grosse bronca au trio présidentiel.

Le salmantino se remit à l’ouvrage face au sixième et composa un autre trasteo bien mené, autoritaire, maîtrisé et vaillant, et encore conclu par une estocade sincère qui mit fin à la vie publique du bicho. Nouvelle oreille et cette fois la Puerta Grande un moment refermée s’ouvrait enfin.

El Cid débuta la tarde par la lidia d’un fade toro d’El Cortijillo qui ne lui offrit guère d’options. Le torero de Salteras abrégea le débat. Silence. Le quatrième était un bon toro et on retrouva le torero qu’on connaissait il y a quelques temporadas au travers de gestes aboutis, notamment en début de faena. Salut après une lame portée au second assaut.

Joselito Adame eut pour premier opposant un toro un peu soso qu’il dut convaincre petit à petit de se livrer. Un lidia très professionnelle faute d’être brillante faute de matière première. Silence. Le quinto était maniable mais il manquait du jus nécessaire pour faire décoller le trasteo du mexicain. Quelques bonnes séquences gauchères aperçues en cours de faena et une mise à mort compliquée. Nouveau silence.

Les toros d’Alcurrucen et El Cortijillo (1°) se sont prêtés au jeu pour une moitié d’entre eux, les autres s’avérant mansotes et fades.

Photos : louise2z