Madrid. 21 mai. Nouvelle leçon de Ferrera.

Après Séville, Antonio Ferrera est parti à la conquête de Madrid. 

Gonflé de toutes nouvelles ambitions après une temporada blanche pour cause de blessure, le nouveau Ferrera est arrivé avec un style plus posé, plus classique, l’image d’un torero bien dans sa tête et qui veut montrer qu’on n’a pas encore tout vu venant de lui. C’est face au cinquième toro de Las Ramblas, le meilleur de la course avec le sixième, que le natif des Baléares a montré la nouvelle facette de son toreo, plus profonde, plus esthétique aussi. Faena de menos a mas, avec notamment deux grandes séries gauchères, et une grande estocade qui couche le bicho. Oreille de poids avec pétition de la seconde. Le second de la tarde était noble mais il ne s’employait pas. Ferrera s’afficha professionnel sans que son travail parvienne à décoller. Silence après une lame desprendida.

Juan José Padilla, chef de lidia du jour, a ouvert la tarde par la lidia d’un toro noble mais manquant de fond et de race. Le jerezano en tira ce qu’il put, en restant dans une moyenne basse. Silence. Très motivé, c’est par six largas de rodillas que Padilla reçut le quatrième qu’il banderilla très bien avant de composer une faena qui ne parvint pas à prendre du corps du fait de la soseria de l’opposition. Salut après une lame tendida complétée par un descabello.

Manuel Escribano tomba lui aussi sur un premier adversaire sans grand intérêt. Fade, sans charge, il obligea le torero de Gerena à fouler les terrains de proximité pour lui voler quelques muletazos. Silence. Comme Padilla, c’est de rodillas qu’il accueillit son second adversaire avant de le banderiller avec le métier habituel. Suivit une faena de bon niveau hélas mal conclue par une vilaine estocade. Salut.

(Photo : Javier Arroyo)