Séville. 6 mai. Antonio Ferrera revient en force.

Après une saison blanche pour cause de blessure, Antonio Ferrera est revenu en force sur le devant de la scène tauromachique, laissant une forte impression à Séville.

Face à des toros d’El Pilar, Antonio Ferrera a mis en avant ses qualités de lidiador. Le second toro de la course était manso et soso, et l’extremeño eut le mérite de tirer le maximum d’un bicho qui proposait bien peu d’options. Vuelta après une lame caida. Face au quinto, Ferrera se montra excellent au capote avant que l’animal ne se blesse au second tiers, obligeant le palco à le changer. Le sobrero, porteur du même fer, vit un torero tout aussi décisif muleta en mains. Mettant à profit tout ce que recelait l’animal, le torero d’Ibiza composa une faena de bon niveau qui aurait pu lui valoir une oreille si les aciers avaient été au rendez-vous. Vuelta.

Juan José Padilla, chef de lidia du jour, ouvrit les débats face à un Pilar compliqué et sans transmission qui s’éteint au final. Le jerezano en tira le peu qu’il proposait avant de l’occire d’une bonne lame. Salut. Le quatrième était noble mais manquait de fond. A nouveau Padilla, toujours aussi volontaire, alla extraire le peu de jus que proposait son adversaire. Bonne estocade pour en finir. Salut.

Le troisième fut un bon toro, noble et franc dans ses charges. Alberto Lopez Simon sut mettre à profit ces qualités pour composer une faena de bonne facture mais mal rématée avec la rapière en quatre assauts. Salut. Le quasi-invalide sixième ne lui permit pas de remettre les pendules à l’heure. Pas grand chose à retenir d’un trasteo à nouveau mal terminé avec les aciers. Silence.

(Photo : Arjona)