Séville. 3 mai. Vueltas pour Padilla et El Fandi.

Pas d’oreille (malgré une pétition au quinto) et des vueltas pour Juan José Padilla et El Fandi, ce dernier blessé par son second adversaire et terminant la lidia avant de rejoindre l’infirmerie (cornada de 6 cm à la cuisse droite. Pronostic peu grave).

Juan José Padilla dut mettre toute sa technique en jeu pour retenir le fuyant premier de la tarde qu’il domina et parvint à retenir dans les plis de sa muleta pour composer une méritoire faena, vu les circonstances. Estocade complétée par un descabello. Vuelta. Le jerezano reçut ensuite le quatrième a porta gayola, continuant par plusieurs largas cambiadas, avant de se piquer au quite avec El Fandi, puis de l’inviter à partager le second tiers. Débutée de rodillas, la faena finit a menés à cause d’un toro qui ne se livra pas complètement. L’estocade un peu basse transforma un possible trophée en une nouvelle vuelta.

El Fandi reçut lui aussi le second par largas cambiadas, le banderilla de concert avec Padilla, puis tenta d’imposer sa loi à un bicho qui très vite finit par couper ses charges. Faena plus technique que brillante. Palmas. Le cinquième demandait un lidiador confirmé. Bien au capote, David Fandila fut courageux et dominateur au dernier tiers, poursuivant son travail malgré une cornada reçue dès les premiers muletazos. Faena profonde, servie muleta très basse, et que le palco refusa de primer, très probablement à cause d’une lame portée latéralement. Vuelta avant passage à l’infirmerie.

Manuel Escribano hérita d’un premier adversaire soso qui chargeait au pas. Faena sans transmission, faute de réelle opposition. Le meilleur, un second tiers bien mené par les trois toreros. Silence. Comme le troisième, le dernier toro fut reçu a porta gayola. Bien banderillé, l’animal s’éteint prématurément, n’offrant que bien peu d’options au jerezano qui en termina d’une estocade quasi-entière. Silence.

Les toros du jour portaient les fers de Jandilla et Vegahermosa (2° et 4°).