Valencia. 17 mars. Roca Rey ouvre la Puerta Grande.

Des toros de Nuñez del Cuvillo, de présentation discrète, nobles mais justes de forces et manquant de fond, le quatrième au-dessus de la médiocrité ganadera ambiante.

Face à cette indigence, on ne pouvait trouver qu’un cartel de figuras. Les organisateurs avaient choisi El Fandi comme telonero, le poste de chef de lidia n’étant pas particulièrement prisé par les toreros de premier plan.

David Fandila joua donc sa partition de capeador correct, de banderillero supérieur et de muletero médiocre. Face au premier, on l’aperçut dans les deux premiers tiers, puis le bicho finissant a menos et sur la défensive, on en resta là (silence). Le bon quatrième obligea le granadino à se hausser à son niveau et la faena du Fandi, faute d’être supérieure, fut plus intéressante que de coutume. Quelques bonnes séquences templées et une bonne lame pour la conclusion. En des mains plus expertes, « Luminoso » aurait sûrement laissé ses deux oreilles.

Le second fut à la limite de l’invalidité, et malgré ses efforts, José Maria Manzanares ne put tirer grand chose d’un bicho qui n’avançait pas (silence). Le quinto, invalide, fut renvoyé aux corrales et remplacé par un Victoriano del Rio fade et de charge décomposée auquel le diestro d’Alicante ne put voler que quelques bons muletazos à droite, l’animal ne voulant rien savoir sur le piton opposé (silence).

Andrés Roca Rey faisait son retour dans les ruedos après une bousculade qui lui avait valu une courte convalescence. Retour réussi pour le jeune péruvien qui, une fois de plus, a payé comptant. Face au noble mais fade troisième, le garçon inventa une faena, raccourcissant très vite les distances pour obliger son opposant. Bon travail du torero qui, rématé par une bonne lame, fut primé d’un trophée. Excellent au capote face au sixième par véroniques, tapatias et saltilleras, Roca Rey, profitant de la bonne noblesse du Cuvillo, signa un bon début de faena avant que le bicho ne s’éteigne. Nouvelle lame concluante et l’oreille qui ouvre la Puerta Grande arrive dans les mains du péruvien.

(Photo : Arjona)