Méjanes. 28 janvier. AG de l’UCTPR.

C’était hier à Méjanes la grand messe annuelle de l’Union des Clubs Taurins Paul Ricard, un rendez-vous qui avait attiré bon nombre d’aficionados issus de ces clubs dont une grande majorité était représentée (362 clubs sur 387).

L’UCTPR compte à ce jour 15699 membres répartis en 387 clubs, 8 de plus que l’année précédente.

Dominique Perron, grand prêtre de l’Union, était à nouveau sur la tribune après une année difficile suite à l’accident survenu en 2015 à Bayonne où il avait été blessé par un toro qui avait sauté au callejon. « Je dois ma bonne forme du moment aux bienfaits de la dégustation du jambon qui me fut offert lors de la précédente AG » confia-t-il avec l’humoiur qui le caractérise.

Après les remerciements d’usage, le président passa la parole à la Reine d’Arles, Mandy Graillon, qui effectue la dernière partie de son règne. Celle-ci, visiblement émue, insista comme toujours sur l’importance du maintien des traditions et remercia les personnes qui l’avaient accompagnée et soutenue durant trois ans. Dominique Perron lui offrit un joli bouquet pour sa despedida.

Comme dans toute assemblée générale, on passa à la présentation du rapport moral, puis à celle du rapport financier, respectivement à charge d’Arnaud fesquet et de Patrice Mayer. Le premier mit entre autres l’accent sur le numérique avec l’arrivée de jeunes générations d’aficionados plus au fait de ce mode de communication, le second sur la bonne santé financière de l’UCTPR après deux années compliquées où le déficit l’avait emporté.

Arnaud Frade, remplaçant Bernard Planchon, se présenta à l’assemblée avant que celle-ci approuve les bilans.

On évoqua également le Rejon d’Or avec cette année la programmation du fils de Pablo Hermoso de Mendoza, Guillermo, qui combattra deux novillos aux côtés de son père et de Léa Vicens.

On passa ensuite aux différents bilans concernant la course camarguaise, la course landaise et la corrida, cette dernière ayant deux versants sud-est et sud-ouest.

Pour en débattre, on ne change pas une équipe qui gagne, on retrouva Jérémy Serrano pour la course camarguaise, Gérard Suberchicot pour la course landaise, Bernard Langlade pour la corrida dans le sud-ouest et Paul Hermé pour la corrida dans le sud-est.

Les débats furent animés, comme en 2016, par Christophe Chay, très à l’aise et talentueux dans son rôle.

Il serait trop long d’entrer dans le détail des propos qui furent tenus, lesquels le furent souvent avec un humour apprécié.

Enfin vint l’heure de la remise des récompenses. Côté sud-ouest, c’est Guillaume Marsan qui ouvrit les débats.

Pour la course landaise furent distingués Maxime Gourgues, champion des jeunes écarteurs, Kévin Ribeiro, champion des jeunes sauteurs, Fabien Napias, champion de France des sauteurs, Loïc Lapoudge, champion de France des écarteurs et la ganaderia Deyris (représentée par l’épouse du ganadero).

Côté course camarguaise, on mit en avant Vincent Marignan, reseteur de l’Avenir, le manadier Henri Laurent, Damien Moutet, Coup de Coeur 2016, et Joaquim Cadenas, vainqueur du Trophée des As.

On passa ensuite à la corrida sud-ouest avec Baptiste Cissé, meilleur novillero sans picadors, Rafael Iribarre, ganedero de José Cruz pour la meilleure novillada sans picadors, et Emilio de Justo, matador révélation dans le sud-ouest pour ses prestations à Orthez et Mont de Marsan.

Le palmarès complet est le suivant :

  • Meilleur lot de toros : desierto.
  • Meilleur lot de novillos : Dolores Aguirre de Vic Fezensac (septembre).
  • Meilleur lot de novillos en sans picadors : José Cruz.
  • Meilleur matador : desierto.
  • Meilleur novillero : Manolo Vanegas.
  • Meilleur novillero sans picadors : Baptiste Cissé.
  • Matador révélation : Emilio de Justo.
  • Coup de cœur : André Viard pour son implication pour la défense de la tauromachie au travers du film et l’exposition Tauromachies Universelles, ainsi que pour l’organisation du colloque au Sénat.

 

Côté sud-est furent récompensés la ganaderia Jalabert Frères en novillada sans picadors, la ganaderia Cuillé en catégorie novillada piquée, Thomas Joubert, Coup de Coeur 2016, et Juan Bautista, meilleur matador.

Le palmarès complet est le suivant :

  • Meilleur lot de toros : Nuñez del Cuvillo (Nîmes).
  • Meilleur lot de novillos : Philippe Cuillé (Alès et Vergèze).
  • Meilleur lot de novillos en sans picadors : Jalabert Frères (Saint-Gilles).
  • Meilleur matador : Juan Bautista.
  • Meilleur novillero : Andy Younes.
  • Meilleur novillero sans picadors : Rafi Raucoule « El Rafi ».
  • Coup de cœur : Thomas Joubert

La commission a constaté l’intérêt des clubs taurins pour les corridas-concours, ainsi que les corridas à caractère évènementiels comme le solo de Ponce à Istres et la goyesque d’Arles…. et souhaite qu’à l’image de celui du Sud-Ouest, un calendrier de poche soit réalisé dans le Sud-Est.

A l’issue de cette cérémonie, un dernier trophée ainsi que la médaille d’honneur de l’UCTPR furent remis à André Viard pour son action en faveur de la défense de la tauromachie. Le récipiendaire insista lors de son passage à la tribune sur la bécessité de se mobiliser pour défendre la Fiesta et au-delà toutes nos traditions.

Dominique Perron clotura cette 62ème AG de l’UCTPR avant que tous les participants se retrouvent autour du verre de l’amitié et de partager ensuite les traditionnelles agapes. A l’an que ven !