Les arènes de Lunel font peau neuve.

Les travaux de démolition des arènes de Lunel ont débuté à l’automne.

Deux raisons à cela : les arènes actuelles n’étaient plus aux normes depuis quelques années et nécessitaient donc une révision complète, des travaux qui avaient le double inconvénient d’être coûteux et de réduire la capacité de l’édifice.

La réflexion engagée par l’équipe municipale a débouché sur la décision de démolition des arènes actuelles et de construction d’un nouvel espace polyvalent, un projet ambitieux qui permettra à la ville de disposer d’une structure multiculturelle intégrant une nouvelle salle pouvant fonctionner en complément de la Salle Georges Brassens ou de façon totalement indépendante.

Le projet, inclus dans le programme présenté lors des dernières élections municipales, n’a pas bien sûr fait l’unanimité dans la population, comme tout projet qui suppose un investissement financier conséquent que certains auraient voulu voir utilisé sur d’autres postes leur semblant prioritaires. Il en est ainsi partout et pour tout, le bonheur des uns ne faisant pas forcément celui des autres…

Les nouvelles arènes seront donc un lieu multi-activités appelé à une exploitation plus large. Doté des dernières normes en matière d’accessibilité et de sécurité, les nouvelles arènes pourront accueillir près de 4 000 spectateurs. Les gradins seront couverts, permettant un meilleur confort du public et une période d’exploitation plus longue autorisant l’organisation de spectacles divers, taurins bien sûr mais aussi sportifs et culturels (concerts, théâtre, …).

Relooké et agrandi, le bar-restaurant Le Pavillon renaîtra de ses cendres grâce à une surface disponible de près de 300 m2. La salle polyvalente d’une superficie égale permettra réceptions, conférences et spectacles. Les deux seront surmontés d’une terrasse de 600 m2 ouverte sur l’extérieur.

Enfin une galerie d’exposition dédiée à la culture taurine sera aménagée au rez de chaussée.

Rappelons que la décision d’édification des arènes de Lunel date de 1861 (sous l’implusion du maire de l’époque Charles Bézard) et que les premiers toros estoqués dans ce « cirque aux taureaux » le furent en 1873, même si la première novillada formelle (avec picadors) est datée de 1893.

Bon nombre de cocardiers et de razeteurs célèbres sont passées par Lunel, ainsi que de nombreux « toréadors » et autres toreros de renom et moins connus (Voir les ouvrages « Lunel, reine de la course libre » de Manu Péro et « Les arènes de Lunel et la corrida » de Maurice Figère).

En 1981, les arènes furent rénovées et agrandies, la capacité étant ainsi portée à près de 3 000 places. Baptisées quelques années plus tard au nom du célèbre razeteur Francis San Juan, le cirque pescalune, au fil des temporadas, n’a cessé d’accueillir les as du crochet face aux meilleurs taureaux  mais aussi des toreros et des toros non moins fameux.

L’histoire du cirque pescalune n’est pas finie. Un troisième chapitre est en train de s’écrire. Nous suivrons ensemble l’évolution de sa rédaction.

(Photos : © service communication. Mairie de Lunel)