Carnet noir : disparition de Victoriano de la Serna et d’Armillita.

Carnet noir d’un côté et de l’autre de l’Atlantique avec les disparitions à un jour d’écart et au même âge de deux matadors retirés, Victoriano de la Serna pour l’Espagne et Manolo Espinosa « Armillita » pour le Mexique.

Victoriano de la Serna était né à Pamplona le 1er mai 1939. Ses débuts en piquées, l’année de ses 19 ans, avaient eu pour cadre la plaza de toros de Puertollano (Ciudad Real) le 16 mars 1958. Présentation à Las Ventas deux ans plus tard, le 23 juin 1960, puis l’alternative la même année à Aranjuez des mains de Curro Giron en présence de Paco Camino, suivie de la confirmation dix jours plus tard à Las Ventas où Luis Miguel Dominguin lui céda le premier toro de Samuel Flores an présence de Victoriano Valencia.

Suivit une carrière en dents de scie toujours marquée par l’élégance et la finesse de son toreo jusqu’en 1978, année de sa despedida.

Víctor Manolo Espinosa Acuña “Armillita” était né quant à lui le 14 septembre 1939 à Lisbonne (Portugal) durant la temporada locale de son père, Fermín Espinosa Saucedo “Armillita Chico”. Il débuta comme novillero en 1964 à Lima (Pérou), puis dans son pays, le Mexique, au mois d’août à Torreon, entamant une campagne avec deux autres novilleros de dynastie, Jesús Solórzano et Alfonso Ramírez “Calesero chico”. Présentation en Espagne à Barcelone le 13 mars 1965, puis une alternative mexicaine au mois de novembre suivant à San Luis Potosi où Joselito Huerta lui céda un toro de Santo Domingo en présence de Raul Garcia. Armillita confirma dans la Mexico le 19 décembre de la même année des mains de Manuel Capetillo, Jaime Ostos officiant comme témoin.

Sa carrière dura jusqu’au 9 février 1992 où, pour sa despedida, il s’enferma avec six toros dans la plaza de toros d’Aguascalientes. Armillita fut aussi ganadero à partir de 1982.

Les deux toreros avaient 77 ans. RIP.