Lunel. La musique taurine à l’honneur.

_dsc4507La salle Louis Feuillade de Lunel avait accueilli en ce jeudi de novembre bon nombre d’aficionados pour une soirée consacrée à la musique taurine.

_dsc4501Christophe Chay, journaliste à TV Sud et chroniqueur taurin, était aux manettes pour nous conter l’histoire de la musique taurine, accompagné par des élèves de l’Ecole de Musique de Lunel sous la direction de Vincent Galas.

Partant de son propre parcours de musicien, puis d’aficionado, l’un ayant entrainé l’autre, Christophe retraça les différents apports de musiques diverses, parfois locales, venus créer l’alchimie de la musique que nous pouvons apprécier aujourd’hui lorsque nous nous rendons aux arènes.

_dsc4504Il serait trop long de passer en revue les différentes étapes qui contribuèrent à créer ce répertoire musical qui, aujourd’hui, nous permet souvent d’apprécier davantage le travail d’un torero, à condition qu’il y ait adéquation entre le visuel et l’auditif. Ainsi évoqua-t-il, et on ne saurait en faire l’économie, le solo d’Enrique Ponce dans les arènes d’Istres où le Maestro de Chiva choisit, avant sa symphonie taurine, les morceaux devant accompagner chacune de ses faenas. Le résultat fut l’une des corridas des plus exceptionnelles auxquelles il m’ait été donné d’assister.

La liaison avec le cinéma fut aussi évoquée avec le mythique long métrage « Carmen » de Francesco Rossi, oeuvre d’une qualité extraordinaire où le cinéaste mêla admirablement musique et corrida, et un personnage de Carmen remarquablement interprété par une Julia Migenes Johnson au mieux de sa forme et entourée par rien moins que Ruggero Raimondi et Placido Domingo. Un grand moment de cinéma, tout autant pour les mélomanes que pour les aficionados.

_dsc4505Les pauses musicales (il fallait bien que Christophe reprenne son souffle) furent d’une qualité exceptionnelle avec l’interprétation de morceaux tirés tout autant du répertoire classique (Albeñiz) que du répertoire moderne, sans oublier le répertoire populaire (Caridad del Guadalquivir).

Deux heures passées sans que l’on s’en aperçoive tant Christophe fut capable de captiver son auditoire avec la passion qui caractérise sa démarche.

Dernier morceau interprété par l’Ecole de Musique : « Puerta Grande », deux mots pour qualifier la prestation de Christophe Chay et des musiciens de Vincent Galas, une prestation à l’issue de laquelle les acteurs peuvent revendiquer les trophées maxima. Enhorabuena a todos !