Maubourguet. 21 août (tarde). Les Coquilla de Sanchez Arjona régalent l’aficion.

unnamed-4Demi-arène, soleil sans chaleur, deux heures vingt de spectacle.

Six erales Coquilla de Sanchez Arjona, admirablement présentés, le cinquième plus haut et plus lourd. Tous armés vers le bas, mais très mobiles et agressifs sans jamais donner un seul coup de tête. Le dernier récompensé par un vuelta posthume… pour lui et l’ensemble de ce lot exceptionnnel.

  • Carlos Olsina (rose qui fane et or), au premier, trois pinchazos, une entière, avis, silence ; au quatrième, deux pinchazos, un quart de lame, une entière, avis, silence.
  • Baptiste Cissé (bleu pâle et or), au deuxième, un pinchazo et une entière, une oreille ; au cinquième, une demi-lame, une entière, trois descabellos, vuelta.
  • El Rafi (rose foncé et or), au troisième, deux pinchazos, une entière, quatre descabellos, avis, vuelta ; au dernier, une demi-lame, un descabello, une oreille, vuelta au novillo.

Difficile de trouver un aficionado mécontent à la sortie des arènes de Maubourguet. Tous étaient sous le charme de la puissance, de la mobilité et de la noblesse de ce magnifique lot de Coquilla. Sanchez Arjona était venu, il y a très longtemps, Il avait triomphé, il a répété dimanche. Seule moue chez ce public enchanté, c’est le regret de ne pas avoir eu de novilleros un peu plus expérimentés pour mettre totalement en valeur de bétail de rêve.

unnamed-2Carlos Olsina, manifestement, a passé une bien décevant après-midi. Après avoir brindé au président Pascal Bouneau Lavedan et à Jean Gibert organisateur, pour le plaisir des jolis et meilleurs novillos, il signe uen première et bonne série à gauche qui déclenche la musique, mais rapidement il perd du terrain, il sert des passes sans jamais véritablement les commander. Avec courage il va au centre de la piste, cite… mais l’équation est trop complexe. Pour sa deuxième sortie c’est un peu la même chose qui recommence. A la cape, il ne pèse pas sur son adversaire, à la muleta il est parfois débordé… Il reprendra un peu confiance sur les conseil de son banderillero San Gillen. La volonté et le courage n’ont pas suffit face à ces diables de Coquilla.

unnamed-1Baptiste Cissé entame sa deuxième course de la journée avec beaucoup d’espoir et de quiétude aussi. Un bon tercio de cape où il distille quelques véroniques du meilleur effet. Au dernier tiers, il a chaque fois de séduisants moments sur les deux mains. Généralement ses gestes sont lents et profonds, Baptiste a trouvé un inspiration salvatrice. Mais elle ne l’accompagnera pas avec le toro le plus lourd du lot. Il aurait dû multiplier et appuyer ses passes de châtiment. Mis en difficulté à droite on le trouve plus à l’aise sur la senestre… mais pas assez pour dominer pleinement. Toutefois il signe un belle sortie, s’étant fait chaque fois applaudir aux banderilles.

unnamed-3El Rafi, avec un peu plus de technique, aurait pu aller beaucoup plus loin. Mais les choses se feront. Avec son premier adversaire il a une tauromachie trop rapide et heurtée. Il lui arrive même de manquer de temple. Mais il est toujours sur son toro et cette présence lui permet de faire la différence… Un volonté qui se manifeste avec le dernier Coquilla, il l’entraîne dans des muletazos très bas, le mufle racle le sable et l’on voit enfin un de ces erales humilier et se laisser dominer. Il conduira rapidement une faena efficace et belle. Il coupera une oreille alors que le Coquilla s’engage dans une vuelta posthume.

Tout le monde souhaite retrouver cette devise l’an prochain.

Reseñas et photos : Jean-Michel Dussol.