Les Saintes Maries de la Mer. 6 août. Castella triomphe en solo.

Capture d’écran 2016-08-09 à 08.11.35C’est devant des arènes pleines , malgré un vent à peine gênant, que Sébastien Castella a triomphé aux Saintes ce 6 août, lors de la traditionnelle Corrida Flamenca.

Pas moins de six oreilles et un rabo ont été coupés lors de cette tarde originale, dont l’ambiance festive a été portée par les Gipsy Kings. Ces derniers ont égrené, tout au long de cette tarde, les tubes qui ont fait leur succès. Les toros de Nuñez de Tarifa, de 470 à 530 kg, ont donné un jeu inégal de force et de comportement, assez nobles dans l’ensemble.

Sébastien dû s’accommoder des coups de tête et brusqueries de son premier, un castaño, mieux à droite qu’à gauche, qui sera expédié d’une lame et sifflé à l’arrastre. Silence pour le torero .

La mono-pique sera de mise pour les six exemplaires. Le second, brindé à Marie Sara laissera ses deux oreilles après une faena courte mais bien menée sur les deux cornes. Arrastré par les mules d’Heyral, il sera applaudi.

Le troisième prendra un puyazo d’un piquero qui avait du mal à conduire son cheval. Ce dernier présenta sa croupe aux cornes de son adversaire. Après avoir brindé aux Gipsy Kings , il entama la faena par naturelles suivies d’une série droitière. Le toro buvait le leurre, la faena  prenait corps. Une entière libéra deux oreilles . Le numéro 65 sera applaudi à l’arrastre.

Le quatrième sortira seul de la pique unique, le biterrois offrira au premier sobresaliente, Manolo Carbonel, quelques quites, avant d’entamer la faena par la droite, belles séries avec changements de main, se livrant peu par la suite sur la corne gauche. Un quart de lame et une entière emportèrent ce numéro 14.

Le cinquième devra être vite expédié car, après une entame pieds joints et une petite série droitière, le toro se coucha au centre du ruedo, accusant une grande faiblesse. Une entière contraire en termina avec ce faiblard. Jérémy Banti, le second sobresaliente eut l’opportunité de quelques quites.

C’est avec le sixième et dernier toro, brindé au public que l’oeuvre fut la plus aboutie. Porté par les guitares qui interprétèrent « Galop de Camargue » et « Olé Torero », Sébastien libéra enfin un sourire longtemps contenu. Il toréa a gusto pour une faena complète débutée au centre, pieds joints, se passant le bicho dans le dos et au plus près, enchaînant de belles séries des deux côtés . Le français en finit d’une entière après un pinchazo. Castella promena les deux oreilles et le rabo lors d’une vuelta fêtée par le public accompagné par « Jobi-joba » et « Bambolero ». Il est a noter que ce 6° exemplaire fut fleuri de deux belles paires de banderilles de Marco Léal et d’une paire de Marc Monnet. Ces derniers seront invités à saluer aux tablas.

Reseña : Freddy Porte . Photos : Jean-Louis Maurin