Santander. 28 juillet. La terna a hombros.

Capture d’écran 2016-07-29 à 09.14.41Un lot de Garcigrande et Domingo Hernandez (1° et 3°) pour le cinquième spectacle organisé dans le cadre de la Feria de Santiago de Santander avec trois figuras parmi lesquelles bien évidemment El Juli dont le nom est étroitement associé à la ganaderia.

El Juli donc , officiant comme chef de lidia, qui ouvrit le compas pour recevoir le premier de la tarde par bonnes véroniques avant de signer un quite par chicuelinas. Première moitié de faena à mi-hauteur (on comprend pourquoi !) face à un bicho fade qu’il domina sans pouvoir briller. Salut. Le madrilène profita des meilleures dispositions du quatrième pour en tirer le maximum avec toute la technique et le pouvoir qu’on lui connaît. Sens des terrains, temple, distance, tout concourut à ce que la profondeur du trasteo soit au rendez-vous. Deux oreilles cette fois après une bonne estocade.

Miguel Angel Perera toucha en premier un toro noble qui, bien que manquant de race, afficha des qualités que l’extremeño mit à profit pour composer une faena de bonne facture dont on retiendra de bonnes séries droitières dessinées en courant bien la main malgré un vent gênant. Oreille. Le quinto fut tout de suite happé par la muleta autoritaire de Perera qui composa une faena templée, à nouveau meilleure sur une corne droite plus abordable. Oreille après un bon coup de rapière.

Le troisième manqua de fijeza et s’avéra de charge décomposée. Roca Rey l’obligea, débutant de rodillas une faena solide et autoritaire où il se montra très au-dessus des conditions de son opposant qu’il coucha d’une lame caida complétée par un descabello. Salut. Face au sixième, le jeune péruvien ne voulut pas être en reste face à la Puerta Grande déjà acquise par ses collègues. Au capote on retiendra un beau quite par saltilleras et gaoneras, puis muleta en mains, il s’enroula le toro à la ceinture pour une faena puissante et templée de grande portée vers les tendidos. DEux oreilles après une bonne estocade. Pari tenu pour le garçon qui put ainsi sortir a hombros en compagnie des deux autres toreros.

Une minute de silence fut observée à l’issue du paseillo en mémoire de Fermin Bohorquez.

(Photo : Arjona – aplausos.es)