Santander. 26 juillet. Grande tarde d’Enrique Ponce.

Capture d’écran 2016-07-27 à 10.34.34Enrique Ponce  a signé une grande tarde hier à Santander en coupant trois oreilles à des toros de Miranda y Moreno de jeux divers, le 4º, « Bendecidito« , se voyant honoré de la vuelta al ruedo posthume.

C’est précisément face à ce « Bendecidito » que le valencian dessina une grande faena, un faenón comme disent nos amis espagnols. Et c’est sur la musique du film « Mission » qu’il se laissa aller à composer une partition dont il a le secret à base de muletazos précieux, dessinés au cordeau, d’une beauté simple et sans artifices superflus. Ponce torée cette année sur un nuage, porté par des musiques hors contexte taurin, mais qui semblent sublimer son art. Inclassable Ponce qui tua d’un pinchazo hondo au second assaut et coupa un double trophée. Malgré un vent gênant, le Maestro de Chiva avait auparavant mis patiemment dans sa muleta le premier de la tarde, avec une technique consommée et un sens inné des terrains, trouvant la distance juste, avant de le coucher d’une bonne estocade. Oreille avec pétition de la seconde.

Le second fut renvoyé aux corrales pour invalidité et remplacé par le Miranda prévu en cinquième position. Reçu par larga de rodillas, ce 2° bis fut un toro noble qui n’avait pas les moyens de ses ambitions. Juan del Alamo adapta intelligemment sa lidia pour en tirer le maximum possible et fut appelé à saluer après une bonne entière. Le sobrero du même fer sorti en cinquième position était un toro à la charge brusque que petit à petit le torero salmantina adoucit grâce à son temple. Bon travail droitier du garçon qui fit une vuelta après une mise à mort en deux assauts.

On attendait Roca Rey. Il fut professionnel face à deux adversaires fades peu propices au succès, sobre sur sa première faena (salut) puis désireux de couper sur sa seconde où il mit le paqyet mais perdit de possibles trophées à la mort (silence).