Orthez. 24 juillet (tarde). Des Hoyo décevants et un triomphe de justesse.

XK9A6557Après la bonne prestation de l’exemplaire de Hoyo de la Gitana lors de la dernière corrida concours de Vic Fezensac, il y a quelques semaines, de grands espoirs étaient fondés pour cette corrida orthézienne. Malheureusement il n’en fut rien !

FullSizeRenderDe belles présentations, ils ne montrèrent que leurs mauvais côtés sur le sable des arènes du Pesqué : mansos, avisés, et dans l’ensemble aussi mobile qu’un buffet Henri II dans une maison de famille.

FullSizeRender_2 FullSizeRenderDomingo Lopez Chaves s’était lui aussi rappelé à nos bons souvenirs aficionados lors de la dernière Pentecotavic. S’il ne put guère s’exprimer muleta en mains avec l’immobile premier, il joua le tout pour le tout avec le 4ème, réalisant une faena ambidextre clôturée par de profonds derechazos. Le maniement des aciers le priva d’un potentiel trophée. Le maestro de Salamanque remplit parfaitement son rôle de chef de lidia tout au long de la tarde qui connut des passages mouvementés. c’est suffisamment rare pour le souligner et pour l’en féliciter.

Le premier Hoyo d’Alberto Aguilar s’avisa rapidement, ce qui ne le mit pas en confiance. A gauche il ne passait pas, et à droite guère plus. Le  »petit madrilène » abrégea avant une défaillance au moment de vérité. Le quinto se fit remarquer lors du premier tercio venant par trois reprises sous le fer. Ensuite, toisant son monde, il devint infumable, ne répondant à aucune sollicitation de cape ou de muleta. La partie la plus longue de la lidia, fut la collection de tentatives de cadrage du Hoyo pour tenter de l’envoyer ad patres.

Ce 24 juillet 2016 fut un grand jour pour Emilio de Justo, puisque il réalisa son premier contrat de la temporada, sa présentation en France et une sortie à hombros. Son premier Hoyo de la Gitana mit à mal Gabin Rehabi au cours du premier tiers.

FullSizeRender_4Face à cet opposant qui vendit chèrement sa peau, Emilio, dont le manque de réflexes et d’expérience, se firent cruellement sentir, se jeta dans la bataille avec ses maigres armes, et sans se dégonfler, ni reculer, il parvint à arracher de valeureuses séries de derechazos. Entière. Avec l’ultime, le maestro de Cacéres livra à nouveau un âpre combat, se jouant la vie sans autre objectif que de triompher malgré ses lacunes. Après un pinchazo et une entière trasera, la présidence accorda une généreuse et encourageante oreille.

  • López Chaves (sang et or) : double silence.
  • Alberto Aguilar (neige et argent) : double silence
  • Emilio De Justo (pourpre et or) : oreille et oreille

Prix du meilleur picador : desierto
Prix du meilleur geste taurin décerné par la Peña Sol : Emilio de Justo
Prix de la meilleure paire de banderilles : Manuel Angel Gomez (cuadrilla Emilio de Justo).

Chaude après-midi. 2/3 d’arène. Présidence trop mélomane pour ce genre de tarde.

Reseña : Vincent Mèche. Photos : Louise De Zan (louise2z)