Lunel. 17 juillet. Tibo Garcia vainqueur de « La Pescalune ».

_DSC8869.jpegTraditionnelle novillada des fêtes de Lunel devant une demi-arène avec une température agréable.

Six novillos de Bruno Blohorn très bien présentés mais difficiles avec de nombreux problèmes à résoudre pour trois jeunes pourtant remplis de bonne volonté. Un fond de bravoure avec quinze rencontres avec la cavalerie mais s’employant à diffèrent degrés et quelques signes de noblesse.

Un cartel international pour les affronter avec :

  • le Vénézuélien Manolo Vanegas (prune et or) : oreille et salut au centre après avis.
  • l’Espagnol Alejandro Marcos (sang et or) : silence après avis et silence.
  • le Français Tibo Garcia (gris plomb et or blanc) : vuelta après avis et oreille.

_DSC8493.jpegManolo Vanegas reçoit le premier de la tarde par d’élégants capotazos. Deux rencontres avec la cavalerie et deux piques bien placées. Après quelques doblones, les passes s’enchaînent mais le bicho ne laisse guère d’options au vénézuélien. Plusieurs fois désarmé, Manolo prend quelques risques. Sa volonté et sa fermeté nous permettent de profiter de quelques séries sur les deux rives. Une demi-lame conclut le travail. L’oreille tombe tout naturellement du palco.

Son second, après quelques capotazos, reçoit trois piques. Le travail débute au centre de la piste. L’animal derrote beaucoup dans le drap. La faena essentiellement droitière va a menos. Le novillo s’éteint peut-être à cause de la troisième pique et le travail se termine dans l’à peu près. Les aciers compliqués ne lui permettent pas de couper un autre trophée.

_DSC8603.jpegAlejandro Marcos débute avec le capote avec hésitation. Après deux piques, la faena de muleta est menée brutalement car le toro cherche beaucoup les zapatillas et désarme plusieurs fois le torero qui semble toréer dans l’urgence. Après une mort en plusieurs temps le silence s’installe sur l’assemblée.

Il ne s’entend pas avec son second qui n’a pas beaucoup de qualités et lui pose de nombreux problèmes. Quelques gestes épars sont à retenir.

_DSC8812.jpegTibo Garcia confirme sa bonne forme du moment. Le troisième de l’après-midi, difficile sur la corne gauche, ne lui laisse que peu de choix mais il montre de bonnes dispositions sur la droite et Tibo en profite et enchaine quelques derechazos du meilleur goût.

L’ultime de la tarde reçoit trois piques mais sans aucun allant. Quelques passes de châtiment très soignées débutent la faena. Le Tarasconnais nous sert ensuite une faena avec sa tauromachie pleine de délicatesse. Les passes s’enchaînent sur les deux cornes dans un engagement bien orchestré. Il termine par quelques manoletinas très serrées. Malgré une mort en trois temps, une oreille est réclamée par le public pour son travail très professionnel et consciencieux et est accordée par la presidence.

  • A noter le salut d’El Santo au sixième. A l’issue du paséo, une minute de silence a été observée en hommage aux victimes de l’attentat de Nice.
  • Le prix du meilleur picador est attribué à Javier Martin qui a piqué le deuxième novillo de Vanegas.
  • Le prix du meilleur novillero revient à Tibo Garcia et remis par la Peña Victor Mendes.
  • Le prix coup de cœur de la Peña Litri est attribué à Tibo Garcia.

A regretter, les péones hurlant dans leur montera pour faire monter la pression dans le public pour la demande d’oreille ou carrément face aux gradins en agitant les mains.

Reseña : Roberto El Sobresaliente.

Photos : Jean-Paul Chambon (JP Camargue)