Pamplona. 13 juillet. Seconde Puerta Grande pour Roca Rey.

Capture d’écran 2016-07-14 à 09.15.22Pour son second contrat à Pamplona, Andrés Roca Rey s’est offert le luxe d’ouvrir une nouvelle fois la Puerta Grande (sa première sortie a hombros pouvant être contestée – voir article).

C’est face au troisième Nuñez del Cuvillo de la tarde que le jeune péruvien a bâti son succès. Face à un adversaire pas vraiment dans la collaboration, le garçon a fait face avec beaucoup d’aguante et de volonté, au prix de volteretas sans conséquences lors du quite par tafalleras mais aussi en début de faena. Roca Rey s’est imposé avec autorité, terminant cette faena de haute tension par manoletinas de rodillas. Deux oreilles après une entière de conclusion. Le fade sixième qui chargeait tête haute vit un torero toujours aussi vaillant tenter de lui arracher un semblant de faena. Sans options, le péruvien dut renoncer. Silence.

Sébastien Castella, chef de lidia de cette avant-dernière corrida du cycle, tomba sur un premier adversaire noble mais qui avait tendance à cogner dans les étoffes. A base de temple, le biterrois corrigea le défaut lors d’une faena solide mais sans transmission. Silence. Le quatrième avait meilleur fond et Sébastien en profita lors d’une faena bien construite, signant de bonnes séquences droitières notamment avant d’aller quérir les derniers muletazos dans les terrains de proximité. Oreille après une demi-lame complétée par un descabello.

Miguel Angel Perera hérita d’un bon premier toro qu’il sut soumettre dans une faena volontaire à base de longs muletazos mains basses. Le Nuñez se rebella après les premières séries, cueillant l’extremeño de façon spectaculaire mais sans le blesser. Perera repartit au feu, embarquant le bicho dans une bonne série de naturelles avant de connaître des difficultés avec la rapière. Salut. Le quinto donna aussi du jeu et le torero put aussi construire une faena de bonne facture dont émergèrent deux grandes séries gauchères. La transmission vers les tendidos fit hélas défaut et Perera dut se contenter à nouveau de saluer après une mise à mort en deux temps.

(Photo : Javier Arroyo – aplausos.es)