Pamplona. 7 juillet. Roca Rey, nouveau roi de Pamplona.

Capture d’écran 2016-07-08 à 09.28.15Corrida sérieuse de Fuente Ymbro avec des toros très bien présentés, astifinos, le très bon sixième, « Soplón« , n° 66, castaño, 515 kilos, né en janvier 2011 honoré de la vuelta al ruedo.

Face à eux, un jeune péruvien de talent, Andrés Roca Rey, qui a démontré qu’il n’est pas là par hasard, même face à des ganaderias que certains qui se disent « figuras » préfèrent éviter.

Le troisième était le pire de l’encierro mais le garçon fit face, au prix d’une spectaculaire voltereta qui  le laissa blessé au scrotum, heureusement sans gravité (voir vidéo). Ce toro noble mais querencioso fut dompté par la muleta du vaillant péruvien qui termina d’une grande estocade avant de rejoindre l’infirmerie. Oreille.

Le bon sixième avait pour principale qualité la fijeza. Roca Rey sut en profiter au capote, par tapatias notamment, puis à la muleta lors d’une faena ambidextre importante à base de séries liées et templées délivrées avec beaucoup d’aisance, a camara lenta comme disent nos amis espagnols. Deux oreilles après à nouveau une grande estocade. Roca Rey a conquis Pamplona.

Miguel Abellan était au poste de chef de lidia. Il reçut ainsi le premier de la tarde par un bon capeo avant de dessiner ensuite une faena de bonne facture hélas gâchée à l’épée. Silence. La seconde faena du madrilène manqua de rythme à cause d’un bicho un peu tardo. Trasteo propre mais sans brio. Nouveau silence.

Paco Ureña se montra lui aussi à son avantage, toréant avec lenteur et temple, à gauche notamment. Faena solide mais de peu de portée sur les gradins. Silence après deux entrées a matar. La Faena au quinto, bien que sérieuse, fut d’inégale intensité. Des longueurs au descabello après une estocade correcte le firent se retirer en silence.

(Photo : Javier Arroyo – aplausos.es)

Note : Afin de relativiser un peu le triomphe de Roca Rey et de rester dans une ligne objective, je vous fais part des réflexions d’un ami présent sur place :

 » Asi se abre la Puerta Grande en Pamplona !

Étant on ne peut mieux placé (à la fois pour les piques et l’épée), je ne peux m’empêcher de remettre les choses en place : au 6° toro, le Maire Bildu (sans même avoir le temps de consulter quiconque) a balancé deux mouchoirs blanc et un bleu. A un toro peu piqué (et sortant seul du 2° picotazo, après avoir dormi au 1° sans fer), noble bien sûr mais soso et finissant parado ET pour une épée pescuecera et de côté : en clair bajonazo infâme (c’est visible sur les images télé en faisant bien attention) et fulminant évidemment. Bien sûr aucun media n’en fait état. Par contre le chaval a du charisme et des cojones… qu’il a d’ailleurs fallu lui recoudre entre le 3 et le 6 ! « 

Dont acte !