Madrid. 12 juin. Novillada mouvementée : une oreille et deux blessés.

Capture d’écran 2016-06-13 à 17.53.42Les novillos de Guadaira (origine Jandilla), bien présentés, de trapios inégaux mais sérieux dans l’ensemble, ont été les protagonistes d’une tarde mouvementée, les cinquième et sixième blessant respectivement Guillermo Valencia et Rafael Serna, blessure plus grave pour le second.

Juan Miguel fut le seul à couper une oreille. Le quatrième, doté d’une excellente corne gauche, donna un très bon jeu et le garçon profita des possibilités offertes pour signer une faena ambidextre dont ressortirent trois belles séries de naturelles. Serna courut très bien la main, toréa relâché, et couronna son trasteo d’une belle lame. Belle ovation à l’arrastre du Guadaira qui laissa donc une oreille dans l’affaire.

Le premier de la tarde était aussi un bon novillo. Bonne prestation du garçon au capote, puis une faena de mas a menos avec une bonne série de derechazos de rodillas pour commencer, puis une faena correcte mais de moindre intensité que l’entame au capote. Estocade en rentrant droit avec une voltereta sans conséquences. Salut pour le piéton. Ovation au novillo.

Guillermo Valencia, colombien d’origine et salmantino d’adoption, tomba sur un premier adversaire maniable mais qui ne s’employait pas à fond. Le garçon l’invita à une faena solide, templée, qui aurait pu lui valoir un trophée sans un échec avec les aciers. Silence.

Le quinto, noble mais sans classe, gardait la tête haute. Guillermo se montra vaillant et décidé, lui arrachant de bons muletazos sur les deux bords avant une entrée a matar où il fut cogido par le novillo, se relevant endolori pour une seconde lame décisive avant de rejoindre l’infirmerie en silence. On y diagnostiqua une cornada de 10 cm au niveau du scrotum avec lésion de l’urètre. Pronostic grave.

Plus grave encore fut la cornada à la cuisse subie par Rafael Serna lors de l’entrée a matar au sixième. Auparavant le novillero avait dessiné une bonne faena empreinte d’une certaine personnalité face à ce  novillo de bonnes dispositions mais manquant un peu de race.

Le troisième avait été noble, chargeant avec qualité dans les étoffes. Rafael Serna avait composé une faena de qualité où il avait su baisser la main pour donner de l’importance à son travail. Hélas l’épée fit défaut et l’oreille jusque là acquise laissa place à un silence. L’arrastre du Guadaira fut par contre ovationné.